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Vinci surfe sur la levée des restrictions et la reprise
Au troisième trimestre 2021, Vinci a enregistré un chiffre d’affaires de 13,2 milliards d’euros, soit une hausse de 0,8 % par rapport à la même période en 2019 et de 7,8 % relativement à celle de 2020. Ce chiffre confirme la bonne dynamique de Vinci dans la plupart de ses pôles de métier. Le groupe a profité de la reprise vigoureuse, alors que les professionnels de marché ne s'attendaient pas nécessairement à ce que son activité dépasse celle de 2019.
La branche Vinci Energies a largement profité de l’environnement économique favorable de la reprise économique. Il affiche un chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros, il est en expansion de 8 % par rapport au 3e trimestre 2019 - les affres de la crise sanitaire sont donc totalement oubliées. Cette croissance s’explique aussi par la finalisation de 27 acquisitions qui ont été finalisées en 2021.
Vinci Construction, qui représente le chiffre d’affaires le plus élevé parmi ses différents pôles, est en augmentation de 3 % par rapport au troisième trimestre de 2019, à 7,1 milliards d’euros. Cette croissance s’affiche à travers un carnet de commandes plein. Il atteint 34 milliards d’euros, ce qui représente près de seize mois d’activité en moyenne du pôle.
Les concessions sont évidemment le métier le plus exposé aux restrictions de déplacement. Logiquement, Vinci Concessions (autoroutes et aéroports) affiche la moins bonne performance au sein du groupe, mais il est sur la voie de la reprise : son chiffre d'affaires, de 2,25 milliards d’euros, baisse de -15,2 % par rapport au trimestre de 2019, mais progresse de 17,2 % relativement à celui de 2020, grâce à la croissance du trafic sur les autoroutes gérés par le groupe.
Par opposition aux autoroutes, Vinci Airports, avec un revenu de 407 millions d’euros, accuse encore une baisse de 54,6 % par rapport au troisième trimestre de 2019. Ceci s’explique par un trafic des passagers sur le réseau Vinci en recul de 58,6 % relativement à 2019, bien qu’il soit redevenu dense en France et au Portugal. Le segment des voyages d'affaires a particulièrement souffert du retard de la reprise au Royaume-Uni et au Japon.
À l’avenir, le groupe compte sur l’assouplissement des restrictions aux déplacements annoncés courant septembre par plusieurs pays, principalement les États-Unis et le Royaume-Uni, pour retrouver son niveau de 2020. En revanche, le trafic sur les réseaux interurbains de Vinci affiche une progression de 8,9 % par rapport à 2020 et dépasse son niveau d’avant crise. Il est de +4,1 % au troisième trimestre 2021 relativement à celui de 2019.
La direction a souligné le risque de répercussions de l’inflation des matières premières et des problèmes d’approvisionnement sur la profitabilité de la société. Elle s'est également inquiétée de la pénurie de main-d’œuvre - autre conséquence de la crise sanitaire et qui affecte bon nombre de secteurs. Celle-ci pourrait amputer certains revenus de Vinci Energies en 2022.
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