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ADP prévoit moitié moins de trafic en 2021

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Groupe ADP / coronavirus / Aéroports de Paris / Aérien

ADP prévoit moitié moins de trafic en 2021

Le trafic aérien du leader mondial de l’exploitation des aéroports pour le mois d’octobre 2020 reste en baisse de 56,8 % par rapport à octobre 2019. Pourtant, quelques bonnes nouvelles sont venues alimenter un secteur aérien qui en a bien besoin, en témoignent les pertes d'Easyjet. Le marché salue.
Augustin de Romanet - ADP
Augustin de Romanet - ADP

Le trafic aérien continue sa lente mais progressive remontée. Après une baisse de 60,6 % en septembre 2020 par rapport à septembre 2019, il a affiché une diminution de 56,8 % en octobre 2020 par rapport à octobre 2019. Si depuis le début de l’année, le trafic affiche une baisse de 61,3 % au niveau du groupe, pour Paris Aéroports (qui regroupe Roissy et Orly), la chute est plus marquée avec -67,3 %. Certes, cela reste dans la fourchette de -65 % à -70 % (revue de nouveau en septembre) anticipée pour 2020. Mais, fin d’année oblige, c’est sur l’année prochaine que les fourchettes s’affinent pour Augustin Romanet, P.-D.G. du groupe. ADP indique ainsi dans un communiqué que "compte tenu des incertitudes liées à la crise sanitaire, le Groupe ADP travaille sur une hypothèse de trafic pour l'année 2021 qui serait comparée, pour être plus pertinente, aux données de trafic de l'année 2019. Cette hypothèse 2021 pourrait ainsi s'établir dans une fourchette comprise entre 45 % et 55 % du trafic de 2019". 

Tout cela est formulé sous les hypothèses d'"une reprise du trafic lente et progressive à partir d'avril 2021 et l'absence de nouvelles restrictions aux voyages à partir de l'été 2021". Hypothèses qui semblent toutefois plausibles à la vue des éléments positifs venus rassurer le secteur aérien. D’abord, la généralisation des tests antigéniques représente une véritable bouffée d’oxygène pour les aéroports. Ces tests, moins performants que les tests PCR, présentent toutefois l’avantage de donner des résultats au bout de 15 minutes dans les meilleures conditions sur des grands groupes, et laissent entrevoir une utilisation pertinente pour les voyageurs par exemple. ADP ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il a signé un accord avec Cerballiance dès le 5 novembre afin que les passagers de Paris Aéroports puissent se faire tester. "Les passagers auront la garantie d'obtenir un résultat sous 48 heures pour un test RT-PCR et sous 1 à 2 heures maximum pour un test antigénique" promet ADP dans un communiqué.

Ensuite, sur le plus long terme le secteur n’a jamais caché la condition de dépendance de sa survie : les vaccins. Et les avancées de Pfizer-BioNtech (90 % d’efficacité), la Russie avec Sputnik-V (efficace à 92 %) et plus récemment Moderna (94,5 %) laissent entrevoir des débuts de campagne de vaccinations envisageable, pour les plus optimistes, dès le premier trimestre 2021. Ces derniers se font d'ailleurs fortement attendre par tout le secteur. La compagnie aérienne britannique Easyjet a publié ce matin des pertes de plus d'un milliard de livres pour son exercice décalé, une première dans son histoire. Dans cette veine, l’Association du transport aérien international s’est empressée de publier dès hier un guide pour la logistique et la distribution des vaccins dans le secteur "pour s'assurer que l'industrie du fret aérien est prête à soutenir la manutention, le transport et la distribution à grande échelle d'un vaccin COVID-19".

Et cette bonne volonté du secteur, ajoutée aux avancées scientifiques, a rassuré les investisseurs. Hier, le cours d’ADP a clôturé en hausse de 7,08 % à 114,90 euros dans un SBF 120 qui ne gagnait que 1,8%.
 

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