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Omicron : Bercy vient au secours des entreprises
"Nous serons toujours là pour les secteurs économiques en difficulté, pour les entreprises et pour les salariés, qui sont touchés par les conséquences de cette crise sanitaire", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, à l’occasion d’une conférence de presse tenue en début d’après-midi, à l’issue d’une réunion avec les représentants des organisations patronales et des secteurs affectés par les restrictions sanitaires. Alors que l’économie française va devoir composer avec de nouvelles mesures prophylactiques liées à la propagation des variants Delta et Omicron, le ministre a annoncé le renforcement de deux des dispositifs d’aides aux entreprises.
D’une part, l’activité partielle remboursée à 100 % sans reste à charge pour les entreprises sera accessible à toutes les entreprises dont la perte de chiffre d’affaires atteint 65 % (contre 80 % auparavant). De plus, toutes les entreprises faisant l’objet de restrictions sanitaires y seront également éligibles. D’autre part, le seuil pour accéder au dispositif de compensation des coûts fixes va également être abaissé. En effet, les entreprises connaissant une perte de chiffre d'affaires de 50 % (contre 65 % précédemment) pourront y prétendre. Et là encore, Bercy a annoncé un élargissement de l’aide puisque l'ensemble du secteur du tourisme (secteur S1/S1 bis) pourra y accéder quand jusqu’à maintenant seules les entreprises du secteur de l’évènementiel ou encore les traiteurs pouvaient en bénéficier.
Par ailleurs, compte tenu des plaintes des entreprises à propos de la lenteur du versement des aides, Bruno Le Maire s'est engagé à accélérer les remboursements dans le cadre du dispositif "coûts fixes", pour les montants inférieurs à 50 000 euros, afin qu'ils soient effectués dans des délais de quelques jours et non plus de semaines (40 agents supplémentaires de la direction générale des Finances publiques traiteront les dossiers, ils sont 80 aujourd'hui).
Sur le plan des finances publiques, ces mesures coûteront une centaine de millions d’euros. "1,8 milliard d’euros n’ont pas été dépensés dans le cadre du fonds d’urgence de réponse à la crise économique, ils constituent une marge de manœuvre et il n’y a donc aucune difficulté budgétaire pour financer ces mesures", a précisé Bruno Le Maire.
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