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Risques : les catastrophes naturelles et le changement climatique explosent
Signe d'un retour à la normale, le risque de pandémie n'est plus considéré comme l'un des risques principaux par les entreprises ; et signe des bouleversements provoqués par la crise sanitaire, les incidents cyber (cybercriminalité, défaillances informatiques, violation de données…) et les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement arrivent désormais en tête des préoccupations.
C'est l'enseignement du Baromètre des risques 2022 organisé tous les ans par Allianz, le premier assureur européen. Au niveau mondial, le cyberrisque arrive en tête, cité par 44% des répondants, alors qu'il était déjà la deuxième préoccupation ex aequo avec la pandémie l'année dernière. La crise sanitaire a accéléré la numérisation de l'économie, renforçant la place des systèmes d'information comme centre névralgique des entreprises comme des administrations.
Le facteur sanitaire, lui, recule nettement dans la priorité des experts consultés : il tombe de deux places et surtout n'inquiète que 22% des sondés. Les interruptions d'activités (liées notamment à la chaîne logistique mais pas seulement) progressent également, mais d'un seul point - à 42% - et rétrogradent donc de la première à la deuxième place.
En France, l'ordre est inversé (les interruptions sont citées à 51% et le cyberrisque à 48% alors que l'ordre était inversé en 2021 à 44% et 50%), mais la relégation du risque de pandémie est encore plus marquée : la pandémie n'est même pas citée ! "Le renforcement de la résilience face aux nombreuses causes d’interruption d’activité s’avère de plus en plus souvent un avantage concurrentiel", commente Joachim Müller, directeur général d'Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS).
Les risques cyber et d'interruptions d'activités émergent véritablement de la masse, que ce soit dans le monde ou en France plus particulièrement. Le troisième risque mentionné n'est cité que par 25% des sondés dans le baromètre mondial et par 28% dans le baromètre français - donc une vingtaine de points derrière les deux premiers. En revanche, son identité est en partie révélatrice de l'époque de dérèglement climatique que nous traversons : il s'agit des catastrophes naturelles, véritable casse-tête pour le monde de l'assurance et de la réassurance étant donné la multiplication des événements météorologiques graves au cours de la décennie. A l'échelle mondiale, le risque de "catnat" progresse de 8 points dans l'échelle des préoccupations à 25%, progressant de trois places, tandis qu'il bondit de 11 points pour l'échantillon français à 28%, s'adjugeant deux places.
Autre enseignement, le changement climatique lui-même (défini comme risques physiques, opérationnels, financiers et de réputation résultant du réchauffement climatique) monte en flèche. Il inquiète désormais 17% des experts interrogés à travers le monde (contre 13% en 2021) et passe de la neuvième à la sixième place. Des niveaux qu'il n'avait jamais atteints. Dans le baromètre français, il fait tout simplement son apparition, à la septième place, cité par 15% des répondants.
Pour réaliser le sondage mondial, Allianz a récolté les opinions de 2 650 experts (dirigeants d'entreprise, responsables de la gestion des risques, courtiers et assureurs) dans 89 pays. Pour la partie française, 73 experts ont participé.
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