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Pandémie, cycle de crédit, liquidité

Macro-économie / Taux / Risque de crédit / Moody's / 2022

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Risque de crédit / Moody's / 2022

La pandémie ne devrait plus peser sur le risque de crédit

Alors que les mesures de soutien à l'économie s'estompent, les risques de crédit des acteurs les plus exposés risquent de refaire surface. Le dernier rapport Moody's se montre néanmoins rassurant à ce sujet et estime que les dangers en la matière induits par la pandémie sont derrière nous.
Retour à la normale pour le risque de crédit. ANATIC STUDIO / GARY WATERS / SCIEN / FST / Science Photo Library via AFP
Retour à la normale pour le risque de crédit. ANATIC STUDIO / GARY WATERS / SCIEN / FST / Science Photo Library via AFP

Alors que les marchés scrutent avec attention le moindre indice annonciateur d'une remontée des taux, appréhendant ses nombreuses conséquences, notamment sur le crédit, le dernier rapport de l'agence de notation Moody's se montre rassurant à ce sujet. Il estime que "si l'on considère les choses dans leur ensemble, le pic du taux de défaillance mondial et la détérioration à grande échelle du crédit mondial dus à la récession induite par la pandémie sont peut-être largement derrière nous." Tant la liquidité du marché qui est toujours favorable, que la reprise économique en cours devraient permettre de maintenir le taux de défaillance à un niveau relativement faible en 2022. Le principal danger pour 2022 pourrait être un resserrement des conditions de liquidités et en parallèle une reprise économique plus faible que prévu, ce qui augmenterait également le risque de crédit.

Il ne faut pas oublier que les émetteurs les moins bien notés ont bénéficié d'un environnement de crédit très favorable - une évolution défavorable de ce dernier les mettrait par conséquence en danger. La faiblesse de leurs profils de crédits a été dissimulé par les politiques de soutien gouvernementales.

L'agence de notation s'est également penchée sur la relation entre le risque de crédit et la lutte contre le réchauffement climatique. Il s'agit plus précisément de mesurer à quel point un échec de la lutte contre le réchauffement pourrait influer sur le crédit. Le constat est posé que si de nombreux engagements ont été pris par les acteurs financiers, cela ne devrait pas suffire à atteindre les objectifs de température fixés.

Même si une grande incertitude entoure les différentes estimations et la capacité à honorer les engagements pris, Moody's estime qu'un "certain nombre de nouvelles initiatives sont désormais en cours". Cela n'empêchera pas que le non-respect des objectifs en termes de climat aura une incidence sur le crédit, puisque des scénarios climatiques défavorables induiraient une augmentation de différents risques pour les infrastructures, les récoltes et plus généralement le marché de l'assurance. Le risque de crédit devrait peser d'autant plus dans un État où la capacité à dresser des "mesures d'atténuation solides est limitée." 

 

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