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contagion; UE; European Securities and Markets Authority

Macro-économie / Taux / esma / Liquidité / Risque de crédit / Russie

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ukraine La régulation européenne redouble de vigilance

UKRAINE. L'European Securities and Markets Authority (ESMA) vient de considérablement relever plusieurs niveaux de risques suite à l'invasion de l'Ukraine. Pour l'ESMA les risques de contagion et d'opération sont dorénavant considérés comme étant très élevés. Le risque de crédit est attendu en hausse très prochainement.
Armée russe en Ukraine. RIA Novosti / Sputnik / Sputnik via AFP
Armée russe en Ukraine. RIA Novosti / Sputnik / Sputnik via AFP

L'European Securities and Markets Authority (ESMA) et sa tête pensante Verena Ross avait déjà alerté sur "une hausse de l'inflation" qui était susceptible de pousser les investisseurs à chercher "des investissements capables de compenser l'inflation et d'offrir des rendements plus élevés, ce qui pourrait les inciter à prendre davantage de risques".

À la suite de ces propos confiés à Bloomberg, voilà que l'ESMA souligne maintenant la nécessité "permanente d'une gestion robuste des risques de la part des acteurs du marché". En plus du comportement des agents lié à l'inflation, on pourrait assister à des "événements de choc" qui "pourraient encore accroître les risques de marché, de crédit et de liquidité à court terme".

La dernière mise à jour du rapport de l'ESMA sur les tendances, les risques et les vulnérabilités parle d'un véritable danger, provenant de la volatilité des marchés. Cette dernière pouvant "entraîner des risques de compression des positions courtes, d'appels de marge et autres violations des règles des contreparties centrales".

Du côté du risque lié aux fonds exposés en Russie, l'autorité dirigée par Verena Ross se montre rassurante. Certes, "des sorties significatives ont été observées pour les fonds exposés à la Russie après l'invasion", mais ceux possédant "une exposition significative à la Russie avant l'invasion ne représentent qu'une très faible part de la population des fonds de l'UE".

Les affirmations les plus fortes du rapport se situent dans les "signes de changements structurels potentiels" qui ont été perçus. Parmi ceux-ci, on remarque que la probabilité d'une stagflation s'est accrue, et que la volatilité exacerbée du marché de l'énergie pourrait être néfaste pour la transition vers une économie verte.

Un autre volet particulièrement inquiétant se situe dans des risques de désinvestissement qui ont "fortement augmenté" et dont les impacts sur l'économie réelle pourraient nuire aux conditions d'investissement, en les rendant plus volatiles.

À l'instar de l'Autorité de contrôle prudentiel récemment, l'ESMA rappelle également que le risque cyber reste très élevé. Il convient donc d'être particulièrement proactif vis-à-vis de ce dernier tant les conséquences pourraient être désastreuses pour les marchés financiers.

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