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L'optimisme est de mise chez Vinci
L’impact de la pandémie commence à être absorbé à travers le globe et Vinci ne fait pas exception : le groupe français dépasse plusieurs de ses niveaux d’activité d’avant crise. Et ce alors que comme le souligne Xavier Huillard, président-directeur général de Vinci, le "contexte sanitaire n’est pas encore stabilisé". Cela n’a pourtant pas empêché Vinci Energies et Vinci Construction d’améliorer leurs marges et leurs résultats opérationnels par rapport à l’année précédente. D’autres composantes du groupe souffrent davantage, comme Vinci Airports qui subit toujours l’atonie du trafic aérien.
Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 49,4 milliards d’euros l’an passé, ce qui représente une hausse de 3 % par rapport à 2019 et de 12,9 % par rapport à 2020. Avec un chiffre d’affaires réalisé à 53 % en France et à 47 % à l’international. L’Ebitda consolidé est quant à lui de 7,9 milliards d’euros, ce qui représente 16 % du chiffre d’affaires et est proche des 8,5 milliards d’euros enregistrés en 2019.
Le chiffre d'affaires de la branche concessions atteint 7 milliards d’euros, celui de Vinci Energies 15,1 milliards d’euros, soit une hausse de 10 % en structure réelle par rapport à 2019. Vinci Construction contribue également au chiffre d’affaires du groupe à hauteur de 26,3 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 5 % à structure réelle par rapport à 2019, tiré par la hausse de 16 % du chiffre d’affaires réalisé à l’international. Le chiffre d’affaires consolidé de Vinci Immobilier progresse quant à lui de 11 % par rapport à il y a deux ans et contribue à hauteur de 1,6 milliard d’euros.
Tous les niveaux d’avant crise ne sont cependant pas dépassés comme le montre le résultat net consolidé part du groupe, mesuré à 2,6 milliards d’euros, ce qui certes constitue un rebond de 109 % par rapport à 2020, mais n’en reste pas moins une diminution de 20 % par rapport à 2019. L’endettement financier net consolidé augmente également de 1,3 milliard d’euros en glissement annuel, avec il est vrai l’acquisition de Cobra IS, qui pèse 4,2 milliards d’euros dans les comptes. La situation a néanmoins poussé le conseil d’administration à envisager de verser 2,90 euros par action au titre de l’exercice 2021.
Les résultats de cette année 2021 font surtout dire au groupe qu’il y a la possibilité d’améliorer ces résultats l’an prochain. Xavier Huillard estime à ce sujet que "le potentiel de développement des métiers de Vinci […] n’a jamais été aussi important". Le groupe espère que Cobra IS réalisera un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros, que Vinci Energies "conforte[ra] son très bon niveau de performance opérationnelle", que Vinci Autoroutes dépassera le trafic annuel enregistré en 2019 et que VINCI Autoroutes "continuer[a] à améliorer sa marge opérationnelle". La branche Airports qui a beaucoup souffert ces derniers mois est quant à elle espérée "proche de l’équilibre". L’ensemble de ses projections permet au groupe de tabler "sur un résultat net 2022 supérieur à son niveau de 2019. "
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