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Omicron : la croissance française accélérera au printemps
Il aura peu affecté l’activité économique française par rapport à ses prédécesseurs. Les conséquences économiques de la propagation du variant Omicron sont "plutôt circonscrites et se révéleraient essentiellement temporaires", explique l’Insee dans son point de conjoncture. Il n’empêche que l’institut a tout de même révisé à la baisse sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour le premier trimestre 2022 : elle devrait s’établir à 0,3 % contre 0,4 % précédemment.
Cette performance moins bonne que prévu est liée aux mesures de restriction et leurs effets sur la consommation des ménages – qui pèse plus de la moitié du PIB. "La dynamique des montants agrégés de transactions par carte bancaire CB, disponibles jusqu’au 30 janvier, semble ainsi marquer le pas en début d’année : le total des montants, en écart à 2019, reste à un niveau similaire à celui de décembre dernier", indique ainsi l’Insee. L'institut précise que "dans la restauration et l’hébergement, les montants de transactions CB se sont dégradés fin 2021, et plus encore début 2022 dans l’hébergement".
Le deuxième trimestre, lui, bénéficierait de l’effet rebond lié à l’amélioration de la situation sanitaire (le PIB progresserait de 0,6 %, contre 0,5 % estimé précédemment). Si le plus gros du rattrapage a déjà été effectué, "certains services marchands (hébergement-restauration, services de transport, activités de loisirs) conservent un potentiel de rebond qui contribuerait à la hausse de la croissance au deuxième trimestre, après le faux-plat du début d’année", prévoit l’Insee.
En conséquence de quoi, fin juin, l’acquis de croissance s’affichera à 3,2 % (soit la croissance annuelle du PIB en 2022 si l’activité cesse de croître en juillet et décembre) – le gouvernement s’attend à une croissance de 4 % en 2022.
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