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Macro-économie / Taux / Croissance française / PIB / Banque de France

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Croissance française / PIB / Banque de France

France : les contraintes pesant sur l’offre ne refluent pas

Tant les difficultés de recrutement que d’approvisionnement se stabilisent à un niveau élevé, note la Banque de France qui anticipe malgré cela une croissance du Produit intérieur brut un peu plus forte que prévu au premier trimestre.
Paris - Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Paris - Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Voilà des épines dans le pied dont l’économie française a bien du mal à se débarrasser. Les difficultés de recrutement et d’approvisionnement auxquelles font face les entreprises continuent d’évoluer à un niveau historiquement élevé, indique la Banque de France dans son point de conjoncture. C’est ainsi que plus de la moitié des entreprises françaises (52 % en janvier et en décembre contre 37 % en mai dernier) est affectée par les difficultés de recrutement. Elles augmentent dans l’industrie et les services tandis qu’elles se stabilisent dans le bâtiment.

Les difficultés d’approvisionnement, elles, se sont intensifiées en ce début d’année. La part des chefs d’entreprise qui jugent qu’elles ont pesé sur leur activité dans le bâtiment, est passée de 48 % à 52 %, et de 53 % à 55 % dans l’industrie. Au sein de cette dernière, les secteurs les plus touchés sont la fabrication d’équipements électriques, la fabrication de machines et équipements, l’automobile, ainsi que l’industrie du bois, papier et imprimerie.

Et ces difficultés d’approvisionnement ne devraient pas disparaître du jour au lendemain. En effet, seulement 10 % des chefs d’entreprise dans l’industrie anticipent une résorption d’ici trois mois (14 % dans le bâtiment) et 63 % prévoient qu’elles dureront entre trois mois et un an (61 % dans le bâtiment). "Cela semble plutôt cohérent avec l’idée que la bosse d’inflation est temporaire malgré le fait qu’elle soit plus longue et plus haute qu’escompté", a déclaré en conférence de presse Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l'international à la Banque de France.

Malgré cela, l’activité économique française poursuit son petit bonhomme de chemin. Au premier trimestre, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) devrait s’établir à environ 0,5 % (en glissement trimestriel), selon la Banque de France. "C’est un peu mieux que ce que nous anticipions en décembre dans nos prévisions de croissance annuelle", a indiqué Olivier Garnier.

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