Macro-économie / Taux / Zone euro / PMI / croissance
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Zone euro / PMI / croissance
La zone euro n’a fait qu’une bouchée d’Omicron
Après une première moitié d’hiver compliquée marquée par la cinquième vague pandémique, la situation économique européenne semble retrouver des couleurs. En février, l’activité économique privée de la zone euro a progressé à une vitesse inédite depuis plusieurs mois, d’après l’enquête préliminaire mensuelle menée par le cabinet IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI). L’indice PMI Composite s’est établi à 55,8 points, son plus haut niveau depuis cinq mois, après 52,3 points en janvier, ce qui était sa plus faible performance depuis près d’un an. Cette vive accélération de la croissance fut tirée en intégralité par le rebond enregistré par l’activité du secteur des services.
L’indice PMI du secteur phare de l’économie européenne a augmenté de 4,7 points en février (il atteint 55,8). L’assouplissement des mesures prophylactiques a notamment participé de la reprise dans le secteur des voyages et du tourisme, et de celle des prestataires de services en contact direct avec la clientèle. "L'économie de la zone euro devrait croître à un rythme raisonnable au cours du premier trimestre de cette année et devrait s'accélérer au cours des deux trimestres suivants grâce au retour à la normale du tourisme, des voyages et de l'hôtellerie", prévoit Andrew Kenningham, chef économiste chez Capital Economics.
Du côté de l’industrie manufacturière, l’enquête relève un raffermissement de la demande et une atténuation des tensions sur l'approvisionnement. Cette dernière n’a toutefois pas empêché les fabricants de continuer de constater une forte hausse du prix de leurs intrants. "Malgré une récente accalmie, les problèmes d’approvisionnement sont demeurés très répandus et ont entraîné une nouvelle hausse du volume des affaires en attente", explique Chris Williamson, économiste d’IHS Markit. Le secteur des services fait également face à un important renchérissement de ses coûts de production, ce à cause de l’augmentation des salaires et des prix de l’énergie. Ainsi, le taux d’inflation global des coûts dans l’ensemble du secteur privé de la zone euro s’est redressé à son deuxième plus haut niveau des vingt-quatre années d’enquête.
En conséquence de quoi, une inflation record des prix de vente a été signalée dans le secteur des services et quasi-record dans l’industrie manufacturière. "Cela est susceptible de renforcer le récent virage faucon de la Banque centrale européenne", estime Ricardo Amaro, économiste chez Oxford Economics.
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