WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
climat; réglementation

Macro-économie / Taux / BCE / supervision / transparence

Macro-économie / Taux
BCE / supervision / transparence

Francfort presse le secteur financier à plus de transparence

La Banque centrale européenne s’inquiète que les établissements européens soient encore loin du compte en termes de divulgation de leurs risques liés au climat et à l'environnement. Un constat d’autant plus crucial qu’il concerne les établissements les plus importants supervisés par Francfort.
Exploitation de charbon en Allemagne. PATRICK PLEUL / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance via AFP
Exploitation de charbon en Allemagne. PATRICK PLEUL / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance via AFP

Après l'Autorité de contrôle prudentiel qui avait tiré le signal d'alarme concernant les engagements financiers de la place de Paris, voilà que c'est au tour de la Banque centrale européenne (BCE) de monter au créneau concernant le climat. Elle dresse le constat que les établissements "importants" dont elle a la charge de la supervision ont encore du chemin à faire afin d'atteindre le niveau minimum de "divulgation des risques liés au climat et à l'environnement".

Néanmoins depuis le dernier rapport dédié à "l'évaluation par les autorités de surveillance des informations fournies par les institutions sur les risques liés au climat et à l'environnement", l'analyse des lacunes montre que les établissements ont réalisé de nets progrès dans un certain nombre de domaines. Cette analyse a donné lieu à l'envoi aux banques d'un récapitulatif desdites lacunes et de ce qui est attendu afin d'y remédier. Les autorités de supervision attendent qu'elles prennent des "mesures décisives" afin que le profil de risque soit correctement transmis.

Les autorités européennes se montrent particulièrement insistantes sur le sujet parce que le temps presse avant que la réglementation se montre plus sévère sur le sujet. Ce qui va entraîner des obligations à "répondre à des exigences techniques" et ce de "façon imminente".

Ce qui préoccupe Francfort est que le changement climatique puisse avoir "des conséquences sur la stabilité des prix" et pour se prémunir de ce risque il est nécessaire de combattre toute opacité à ce sujet. Franck Elderson - membre du directoire de la BCE - a indiqué aujourd'hui sa vision de la problématique : "Il peut être difficile de faire face à certaines informations, mais les mettre en lumière est la première étape pour progresser". À travers la publication de ce deuxième bilan sur "la transparence des informations communiquées par les banques sur leurs profils de risque" c'est un objectif clair et net qui est poursuivi : bien cibler l'ampleur des problématiques liées au climat afin de les résoudre le plus efficacement possible.

Le secteur bancaire dispose encore d'un peu de temps pour mettre en œuvre de meilleures pratiques sur le sujet mais Franck Elderson insiste sur le fait qu'elles n'en ont "plus beaucoup" à leur disposition. Cela fait près de cinq ans que le groupe de travail dédié prépare la réglementation sur le sujet. Aucune concession ne semble possible vis-à-vis des acteurs qui sont toujours "en deçà des attentes de la BCE - et du marché -": il faut au plus vite procéder à la divulgation complète de leur exposition. Sinon "les risques juridiques et de réputation" pourraient bien les pénaliser fortement dans leurs activités.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article