WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Zone euro / Inflation

Macro-économie / Taux
Zone euro / Inflation

ukraine Zone euro : le pessimisme s’installe et les tensions inflationnistes se renforcent

UKRAINE. Au sein des Dix-neuf, la confiance des entreprises s’établit à son niveau le plus bas depuis près d’un an et demi en raison de la crise ukrainienne. Par ailleurs, tant les prix payés que facturés atteignent des niveaux inédits, selon S&P Global.
Supermarché à Milan - Miguel MEDINA / AFP
Supermarché à Milan - Miguel MEDINA / AFP

L'inquiétude persistante de nombreuses entreprises européennes laisse à penser que le conflit opposant la Russie à l’Ukraine n’a pas encore livré tous ses effets sur la croissance du Vieux continent, indique l’étude mensuelle de S & P Global (qui a racheté le fournisseur de données IHS Markit) auprès des directeurs d’achats (PMI).

Si, en mars, le PMI Composite (qui prend en compte le secteur manufacturier et celui des services) s’est maintenu à un niveau assez élevé (54,9 points contre 55,5 en février), il ne faut pas oublier que le conflit a débuté il y a "seulement" près de six semaines. En revanche, les tensions inflationnistes auxquelles sont confrontées les entreprises s’établissent à un sommet, tandis que la confiance de ces dernières à propos de l’activité économique future touche un plancher depuis dix-sept mois - soit le moment où la zone euro faisait face à la deuxième vague pandémique.

À l’image de la crise sanitaire, le conflit agitant l’est de l’Europe a des effets asymétriques sur les économies européennes. Toutefois, contrairement à ce qui s'est passé avec la pandémie, il semble que le secteur manufacturier soit aujourd'hui plus affecté que les services, notamment à cause de l’aggravation des tensions sur le front des chaînes d’approvisionnement. Si bien que la dégringolade des anticipations de croissance en zone euro est sans surprise la plus forte en Allemagne, une économie dont le poids de l’industrie dans le Produit intérieur brut (PIB) est deux fois plus important que la France par exemple.

Le renforcement des tensions d’approvisionnement et les pénuries de matières premières dont souffrent les entreprises manufacturières pèsent logiquement sur les pressions inflationnistes. C’est ainsi que globalement, "les données sur les prix ont mis en évidence de nouvelles hausses des prix payés et facturés en mars, les entreprises privées de la zone euro s’efforçant de répercuter, au moins en partie, l’accroissement de leurs coûts sur leurs clients", indique S & P Global, qui note que ces deux taux d’inflation atteignent des niveaux records dans un contexte où la hausse des prix à la consommation au sein des Dix-neuf en mars (7,5 % sur un an) affichait déjà un niveau historique. "Dans l'ensemble, les indices PMI sont conformes à notre opinion selon laquelle les aléas à court terme sont orientés à la baisse concernant la croissance et à la hausse pour l'inflation", analyse Jack Allen-Reynolds, économiste senior chez Capital Economics.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article