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BNP Paribas / Banque de détail / BFI / CET1 / Ratio de fonds propres / Coût du risque

BNP Paribas créé la surprise au premier trimestre

BNP Paribas a généré près d'un milliard d'euros de bénéfice net de plus qu'attendu au premier trimestre, grâce principalement au dynamisme de ses activités de marchés. La banque en a profité pour confirmer les objectifs financiers de son plan stratégique à horizon 2025.
Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas - Photo by ERIC PIERMONT / AFP
Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas - Photo by ERIC PIERMONT / AFP

Le nouveau plan stratégique de BNP Paribas à trois ans ne pouvait pas mieux démarrer. La banque de la rue d’Antin vient de prendre le total contre-pied des attentes en faisant nettement progresser ses résultats au premier trimestre. Son bénéfice net a grimpé de 19% au cours des trois premiers mois de l’année, à 2,11 milliards d'euros, tandis que les revenus (produit net bancaire) ont augmenté de 11,7% dans le même temps, pour atteindre 13,22 milliards d’euros. En comparaison, les analystes tablaient en moyenne sur un résultat net de 1,37 milliard d'euros et sur des revenus de 11,65 milliards d'euros, selon le consensus FactSet. Une performance saluée à la Bourse de Paris, où l'action BNP Paribas gagnait près de 5% en tête du CAC 40 mardi en fin d'après-midi.

Grâce à des revenus élevés, BNP Paribas a "massivement dépassé" les prévisions, souligne notamment le courtier Jefferies. Les activités de marchés expliquent en grande partie cette bonne surprise, "mais toutes les divisions ont dépassé les anticipations", ajoute l’intermédiaire financier. Les activités de banque de financement et d’investissement ont été particulièrement dynamiques. Le produit net bancaire de la branche CIB a augmenté de 28,1%, s’élevant à 4,7 milliards d’euros, tiré par l’envolée de plus de 50% des commissions de trading de l’activité Global Markets, la banque ayant continué de gagner des parts de marché tout en tirant profit de la volatilité des marchés.

Effet de ciseau

La banque de détail (Commercial, Personal Banking & Services) s’est aussi très bien comportée. Son produit net bancaire a augmenté de 8,5%, à 6,98 milliards d’euros et le pôle a dégagé un résultat avant impôt de 1,76 milliard d’euros, en très forte hausse de 58,7% par rapport au premier trimestre 2021. Même la division IPS (Investment & Protection Services), qui regroupe les activités de BNP Paribas dédiées à la protection, à l’épargne, à l’investissement et aux services immobiliers, malgré des performances en retrait, a fait mieux qu'attendu, observe UBS. 

Ce premier trimestre dynamique vient logiquement conforter les objectifs financiers du plan stratégique Growth technology Sustainability (GTS) dévoilé en février pour la période 2022-2025. Sur la durée du plan, le groupe vise toujours une croissance moyenne du résultat net de plus de 7% par an et une progression de son produit net bancaire de plus de 3,5% avec un "effet de ciseau" positif de plus de deux points en moyenne.

Cet effet de ciseau est très surveillé. Il résulte de la différence entre les taux de croissance annuels moyens du produit net bancaire et des frais de gestion. C’est d’ailleurs un motif supplémentaire de satisfaction du trimestre. La hausse 7% des frais de gestion à périmètre et change constants, et hors taxes soumises à la fameuse interprétation "IFRIC 21" des normes comptables IFRS, a été très inférieure à celle de près de 12% du produit net bancaire.

Résistance aux chocs

En parallèle, la banque a drastiquement réduit son coût du risque, divisé par deux à 456 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2021. L’ensemble des coûts inhérents aux risques (de change, de défaillance, de contrepartie, de crédit, etc.) s’est établi à 20 points de base des encours de crédit à la clientèle sur le trimestre écoulé.

Le seul bémol des comptes trimestriels de BNP Paribas provient du ratio de fonds propres "Common equity tier 1" (CET1), qui a reculé à 12,4% fin mars, contre 12,9% fin 2021. Son niveau a souffert de changements réglementaires, des acquisitions de la banque en ligne Floa et de bpost banque, et de l’augmentation de la volatilité, qui a entraîné une hausse du risque de contrepartie.

Cependant, "les risques liés à des ratios de capital comparativement faibles sont atténués par la forte capacité de BNP Paribas à générer du capital de manière organique et par sa meilleure résistance aux chocs que ses pairs, comme on l'a vu en 2020", souligne Fitch. Selon l’agence de notation, la vente des activités de banque de détail aux Etats-Unis pourrait par ailleurs ajouter 110 points de base au ratio CET1. BNP Paribas a annoncé en décembre dernier la vente de sa filiale américaine, Bank of the West, à la Banque de Montréal, pour un montant de 16,3 milliards de dollars. L’opération doit être bouclée courant 2022.

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