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productivité; travail; Dussopt

Macro-économie / Taux / Emploi / INSEE / Elisabeth Borne / actifs

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Emploi / INSEE / Elisabeth Borne / actifs

L'emploi français poursuit son bonhomme de chemin

L'emploi a encore progressé lors du dernier trimestre, mais la dynamique semble s'éroder. Il va falloir faire preuve d'ingéniosité pour continuer à viser le plein-emploi. 
Pôle emploi. Leo Pierre / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Pôle emploi. Leo Pierre / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

En quittant le ministère du Travail, Elisabeth Borne estimait que "le plein-emploi [était] à portée de main". Difficile de donner tort à l'actuelle Premier Ministre au vu des derniers chiffres de l'Insee. En effet pour le cinquième trimestre consécutif, l'emploi salarié a progressé et cette fois-ci de 0,3 %. La période entre fin décembre 2021 et fin mars 2022 a vu le nombre de personne en emploi salarié progresser de 78 700.

En glissement annuel la hausse est encore plus impressionnante avec une progression de 2,9 % de l'emploi salarié. Ce qui correspond à un total de 750 500 emplois salariés supplémentaires. Près d'un cinquième de cette progression est attribué par l'Insee à la bonne santé des contrats en alternance. Un dispositif dont l'importance avait été soulignée récemment par Elisabeth Borne, qui avait fixé à Olivier Dussopt, nouveau ministre du Travail, de passer de 730 000 nouveaux contrats d'apprentissage en 2021 à un million de contrats signés.

Selon la nouvelle chef du gouvernement si on en arrive à ce résultat aujourd'hui c'est en avant tout "le fruit de réformes nécessaires, exigeantes". Qu'il faudrait donc poursuivre pour continuer à maintenir ce niveau de plein-emploi.

Néanmoins des interrogations existent quant à la capacité des actions à produire des effets dans la durée. Selon l'OFCE, on aurait un emploi qui "progresserait faiblement au deuxième trimestre 2022 (+17 000 emplois salariés)". De même concernant l'apprentissage, le dispositif va profiter cette année de la prime exceptionnelle de 8 000 euros par apprenti. Son arrêt à la fin de l'année est susceptible de diminuer la bonne efficacité du dispositif tout comme la volonté pour les entreprises de regonfler leurs marges pourrait conduire à réduire le rythme des embauches.

Si l'emploi devrait néanmoins continuer à croître, l'OFCE table sur une population active qui "progresserait au même rythme" ce qui se "traduirait par une stabilisation du taux de chômage à 7,3 %". Dans le même temps la question de la productivité se pose puisque si le nombre d'actifs en emplois a progressé de 0,3 %, lors du dernier trimestre, le PIB a lui diminué de 0,2 %. 

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