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Macro-économie / Taux / France / PIB / Commerce extérieur

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France / PIB / Commerce extérieur

ukraine La France sauvée par ses touristes

UKRAINE. À la faveur d’un effet de ciseau positif, le commerce extérieur explique la quasi-intégralité du rebond économique hexagonal observé entre avril et juin. Parallèlement, la consommation des ménages a continué de se contracter sous l’effet d’une inflation toujours plus élevée.
Paris - Laurent GRANDGUILLOT/REA
Paris - Laurent GRANDGUILLOT/REA

L’économie française surprend son monde.

Par rapport aux trois mois précédents, le Produit intérieur brut (PIB) de l’Hexagone a progressé de 0,5 % au cours du deuxième trimestre, d’après les données publiées par l’Insee. Une augmentation qui fait suite à un recul de 0,2 % entre janvier et mars. Contrairement au premier trimestre, la Banque de France et l’Insee se sont montrés trop pessimistes concernant la croissance, puisqu’ils anticipaient tous deux, respectivement, une hausse de 0,25 % et 0,2 % de l’activité.

 

Le salut touristique

 

Une fois n’est pas coutume, la France doit cette performance à la dynamique de son commerce extérieur.

D’une part, les importations se sont contractées, notamment celles de pétrole raffiné (–9,9 % après –22,2 %) et celles d’autres biens manufacturés (–1,5 % après +2,8 %). En face, les exportations croissent, tirées notamment par les services de transport (+6,3 % après 5 %) et les dépenses des voyageurs étrangers en France (8,6 % après 5 %) dopées par le desserrement des mesures de restriction liées à la pandémie dans le monde entier.

 Au total, les exportations nettes expliquent ainsi 80 % de la croissance française lors du deuxième trimestre, le reste étant le fruit des variations de stocks des entreprises. "La baisse des importations signifie que la hausse de la demande globale (extérieure et intérieure) ce trimestre a été satisfaite par une hausse de la production et non par une hausse des importations, et c’est en ce sens qu’elle contribue à la croissance du PIB", commente l’Insee.

 

L’inflation gâche la fête

 

Parallèlement, le pilier historique de l’économie française a poursuivi sa dégringolade durant le printemps. La consommation des ménages s’affiche en recul de 0,2 % après une baisse de 1,3 % au premier trimestre - cela représente une diminution de 4,6 milliards d’euros par rapport à la fin 2021.

Bien qu’atténuée en partie (1,5 point en avril et 2 points en mai d’après les calculs de l’Insee) par les dizaines de milliards d’euros injectées par le gouvernement, l’inflation, qui a encore accéléré en juillet à 6,1 % sur un an, grève fortement le pouvoir d’achat de ménages dont le niveau de confiance s’établit au plus bas depuis près d’une dizaine d’années.

Hors pandémie, ils n’ont jamais été aussi inquiets qu’aujourd’hui à propos des perspectives d’évolution à douze mois du niveau de vie du pays des Lumières.

 

La France a fait son année

 

Toujours est-il qu'à la fin du premier semestre, la France affiche un acquis de croissance de 2,5 % : cela implique que si l’activité économique stagne entre juillet et décembre alors la progression du PIB sur l’ensemble de l’année 2022 atteindrait 2,5 % (après 6,8 % en 2021). C’est le chiffre qu’a inscrit Bercy dans le projet de loi de finances rectificative pour 2022, tandis que le Fonds monétaire international, la Banque de France et l’Insee escomptent une croissance de 2,3 %.

La Commission européenne et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), anticipent, elles, 2,4 %.

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