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Publications, Résultats / Accor / résultats semestriels / Résultats trimestriels / Sébastien Bazin

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Accor / résultats semestriels / Résultats trimestriels / Sébastien Bazin

Accor dit (enfin) adieu à la pandémie

Lourdement impacté par les restrictions sanitaires imposées au plus fort de la pandémie, le géant français de l’hôtellerie renoue enfin avec la croissance grâce à une augmentation de ses tarifs et un deuxième trimestre très dynamique. 
Sébastien Bazin, président- directeur général d'Accor (Nicolas TAVERNIER/REA)
Sébastien Bazin, président- directeur général d'Accor (Nicolas TAVERNIER/REA)

La page de la crise sanitaire semble définitivement tournée pour Accor. Et l’engouement pour les voyages se fait désormais concrètement ressentir.

Certes, le groupe n’a pas encore retrouvé ses niveaux pré-pandémique, mais avec un chiffre d’affaires au premier semestre en hausse de 97% à périmètre et changes constants par rapport à la même période l’année dernière, à 1,725 milliard d’euros (-10% par rapport au premier semestre 2019), le géant français de l’hôtellerie renoue avec les performances.

Un rebond marqué d’ailleurs dans toutes les régions où le groupe est présent et pour toutes ses marques. "Seules la Chine, impactée par les restrictions de déplacements liées à l’application strictes d’une politique "zéro-Covid", et l’Asie du Sud-Est, dépendante de la clientèle chinoise, affichent un retard ", a précise Sébastien Bazin, patron du groupe Accor, qui s’est déjà vu renouvelé dans ses fonctions par le conseil d’administration de l’entreprise au début du mois de juillet, soit bien avant la fin de son mandat.

 

Une trésorerie dans le vert

 

Dans le détail, cette augmentation du chiffre d’affaires se décline sur un an en une hausse de 119% pour HotelServices (redevances de management et franchises) (-12% sur les six premiers mois de 2019) à 1,276 milliard d’euros et de 57% pour les actifs hôteliers et autres (hôtels en location et en pleine propriété) (-8% sur le premier semestre 2019) à 462 millions d’euros.

Son excédent brut d’exploitation (EBE) redevient également enfin positif. Il s’établit à 205 millions d’euros au premier semestre, alors qu’il était négatif à -120 millions d’euros il y a un an. Sa marge d’excédent brut d’exploitation ressort quant à elle à 12% contre -15% au premier semestre 2021.

Surtout, son flux de trésorerie disponible (free cash-flow) est passé de -260 millions d’euros au cours de six premiers mois de l’année 2021 à 41 millions d’euros aujourd’hui.

 

Un deuxième trimestre porteur

 

Il faut dire que le deuxième trimestre a été particulièrement dynamique pour le groupe. S’agissant de l’activité HôtelServices, par exemple, si Accor affiche une baisse globale de son RevPar (revenu par chambre disponible) de -11% ce semestre par rapport à celui de 2019, il enregistre une hausse de +1% au second trimestre sur un an, s’améliorant ainsi tous les mois depuis un an. "Des chiffres qui reflètent une amélioration séquentielle mois après mois de l’activité avec une forte hausse des prix, tirée par la demande et accentuée par l’inflation, permettant de retrouver des niveaux proches voire supérieurs à ceux de 2019 ", précise l’hôtelier. Lors de l’assemblée générale, le 20 mai dernier, Sébastien Bazin avait en effet encouragé les professionnels gérant les établissements du groupe à "franchement augmenter leurs prix ".

Si l’été s’annonce donc radieux, le groupe souhaite rester attentif à l’évolution de l’environnement géopolitique et économique. C’est pourquoi, il prévoit pour son excédent brut d’exploitation un objectif supérieur de 550 millions d’euros cette année.

Pour rappel, à compter du 1er octobre prochain, l’organisation d’Accor sera structurée en deux divisions pour faire passer l’hôtelier d’un modèle de généraliste à multi-spécialiste. D’une part, la branche "Economy, Midscale et Premium" qui regroupera notamment les marques Ibis, Novotel, Mercure, Pullman (90% des hôtels du groupe). D’autre part, la division "Luxury et Lifestyle", qui rassemblera toutes les marques de luxe (Raffles & Orient Express…) ainsi que Ennismore, l’entité lifestyle du groupe.  

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