Publications, Résultats / Engie / Gaz russe / perspectives
Publications, Résultats
Engie / Gaz russe / perspectives
Ça gaze pour Engie au premier semestre
Le temps semble au beau fixe pour les comptes d’Engie au premier semestre. Le géant français de l’énergie, qui dévoilait aujourd’hui ses résultats financiers, affiche une croissance exceptionnelle, avec un bénéfice net de 5 milliards d’euros sur la période janvier-juin, contre seulement 2,3 milliards un an plus tôt, soit plus du double.
Portés notamment par les activités de distribution, le nucléaire en Belgique ou encore les renouvelables, les résultats d’Engie affichent ainsi un état de santé plus que satisfaisant. L’énergéticien bénéficie également de la flambée des prix du gaz et de l'électricité survenue ces derniers mois à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Dans ces conditions, le groupe enregistre un chiffre d’affaires de 43,2 milliards d’euros, en hausse de 71,3 % par rapport à l’année dernière, tandis que son excédent brut d’exploitation (EBITDA) progresse de 43,2 %, à 7,5 milliards.
"La plupart de nos activités ont contribué à cette hausse, en particulier les activités d'achat et de vente d'énergie, qui ont bénéficié du niveau très élevé des prix des commodités et d'une grande volatilité", expose la directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor.
Des efforts pour s’affranchir du gaz russe
L'entreprise, principal fournisseur de gaz en France et dont l'État français détient près de 24 %, se félicite également dans son communiqué d’une "réduction significative de l'exposition financière et physique du groupe au gaz russe".
Depuis le mois de mars, Engie a effectivement mis en place une série de mesures visant à réduire significativement les impacts directs qui résulteraient d’une interruption totale de l’approvisionnement en gaz russe.
Les volumes résiduels de gaz russe ne représentent ainsi plus que 4% de la fourniture totale de gaz du groupe à ses clients, un montant largement dans la fourchette habituelle de volatilité de l’énergéticien. Pour la suite, Engie reste confiant dans le fait que "les volumes supplémentaires contractés par de nouvelles sources d’approvisionnement, y compris de GNL, accompagnés d’une diminution de la demande, permettront de suppléer aux besoins en gaz russe et d’atteindre les niveaux de stockage requis en cas de coupure totale des livraisons de gaz russe".
Par ailleurs, le groupe a revu à la baisse la valorisation de sa participation de 9 % au gazoduc Nord Stream 1, réduisant ainsi sa valeur à 305 millions d’euros, en baisse de 259 millions par rapport au à la fin d’année dernière. Il enregistre en outre une perte de crédit de 987 millions d’euros, concernant son prêt pour la construction du gazoduc Nord Stream 2.
L’incertitude demeure
Malgré de bons résultats, Engie maintient ses prévisions inchangées pour l'année, compte tenu de "l’environnement actuel qui reste marqué par des incertitudes". Le groupe envisage ainsi toujours un résultat net récurrent 2022 compris entre 3,8 et 4,4 milliards d'euros. Il précise toutefois que ce dernier pourrait être gonflé de 0,7 milliard "si les conditions de marché et l'environnement de prix actuelles devaient se poursuivre au second semestre".
L’énergéticien vient d'annoncer par ailleurs qu'il allait accorder en novembre une remise de 100 euros en moyenne par client bénéficiaire du chèque énergie et qu’il allait également mettre en place un fonds de soutien de 60 millions d'euros à destination des petites et moyennes entreprises.
"Nous avons pris des mesures pour réduire considérablement notre exposition au gaz russe et la performance du premier semestre annoncée aujourd’hui nous place en bonne position pour réaliser de solides résultats en 2022, en dépit des incertitudes engendrées par le contexte actuel des marchés de l’énergie", conclut Catherine MacGregor.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

