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BERD; rendement; Europe centrale

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ukraine La BERD anticipe un hiver rigoureux

UKRAINE. Les économies en développement bénéficient certes de l'aide d'acteurs comme la Banque européenne pour la reconstruction et le développement mais sont particulièrement exposés aux difficultés de l'économie. Le pire est même peut-être encore à venir pour ces économies. 
L'Europe va devoir faire le dos rond cet hiver. ©Michael Danner/LAIF-REA
L'Europe va devoir faire le dos rond cet hiver. ©Michael Danner/LAIF-REA

L'hiver risque d'être rigoureux à plus d'un titre pour les pays où la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est implantée. Notamment pour ceux sur le Vieux continent qui sont particulièrement exposés à l'Allemagne; ils sont très dépendant  "d'importations d'intrants produits par les industries allemandes à forte intensité de gaz représentent des parts importantes de la valeur ajoutée des exportations de plusieurs de ces économies ". En conséquence pour les équipes d'Odile Renaud-Basso, il faut scruter de près les "perturbations et les pressions sur les coûts résultant de la hausse des prix du gaz [qui] peuvent rapidement se propager dans les chaînes d'approvisionnement".

De la même façon, "certaines économies des régions de la BERD, comme celles de l'Asie centrale, de certains Balkans occidentaux et de l'Ukraine" ont comme caractéristiques d'avoir une intensité énergétique du PIB qui "est également élevée par rapport aux comparateurs. La hausse des prix de l'électricité et de l'énergie aura donc un effet plus important sur les ménages et les entreprises dans les régions de la BERD que dans d'autres économies ayant un niveau de développement similaire".


Prime de risque

 

Ni plus ni moins qu'un "accroissement des vulnérabilités budgétaires" des pays où la BERD est implantée. Voilà le verdict rendu dans les perspectives économiques régionales en date de septembre ; de fait "le rendement médian des obligations d'État à 5 ans dans les régions de la BERD a augmenté de 2,5 points de pourcentage par rapport au début de février". Une forte augmentation qui répercute "le resserrement de la politique monétaire dans les économies avancées (les rendements des obligations allemandes et américaines ont augmenté de 1,6 point de pourcentage)". Cette même publication met aussi en avant le fait que l'on assiste à une "augmentation de l'écart entre les régions de la BERD et l'Allemagne/les États-Unis en raison de la réévaluation des risques liés aux économies de marché émergentes, y compris les risques géopolitiques (environ 0,9 point de pourcentage)".  Logiquement la Russie et l'Ukraine font partie des États où les rendements ont le plus augmenté.


Réduire la voilure


Une situation économique délétère qui conduit la BERD à procéder à "une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2023, de 1,7 point de pourcentage", qui intègre notamment le ralentissement de la croissance en Europe et débouche sur une croissance attendue à 3,0 % du PIB dans les régions de la BERD. 

Dans le même temps, cette modification des projections de croissance implique que celle concernant la production est impactée ; en conséquence elle "devrait être inférieure de 0,5 % aux prévisions de mai". Autant de chiffres qui "sont soumis à d'importants risques de baisse en cas d'escalade des hostilités ou de nouvelles restrictions des exportations de gaz en provenance de Russie". L'institution propose ainsi un "scénario où l'approvisionnement en gaz de la Russie vers l'Europe serait complètement interrompu", il déboucherait sur une "croissance du PIB dans les régions de la BERD [qui] pourrait être inférieure de 1,3 point de pourcentage en 2023 par rapport au scénario de base".

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