Macro-économie / Taux / cae / ménages / Epargne / énergie
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Les ménages français font le dos rond
Dans l'ensemble les ménages résistent à l'inflation énergétique, au prix de sacrifices comme celui d'un certain surplus d'épargne. Pour d'autres "particulièrement dépendants à l’essence" et "financièrement contraints", le Conseil d'analyse économique (CAE) constate qu'ils "ne baissent pas leur consommation d’essence mais ils semblent ajuster les autres postes de consommation pour maintenir un budget constant".
Les données fournies ne laissent aucune place au doute puisqu'effectivement le "premier décile de niveau de vie [...] aurait intégralement consommé son surplus d’épargne". Comme attendu ce sont effectivement les ménages les plus modestes qui subissent de plein fouet la situation. Le décile des ménages les plus aisés s'en sort bien mieux puisqu'en "en juin 2022, leur stock d’épargne serait ainsi supérieur de plus de 10 % à celui qui correspondrait à la tendance pré‐crise sanitaire".
La situation financière des ménages peut également être vue à l'aune du nombre d'entre eux qui possèdent un compte courant négatif. Et effectivement si "cette part a diminué pendant la crise Covid" "est remonté graduellement". La note rédigée par Étienne Fize, Philippe Martin, Hélène Paris et Marion Raul estime que "sans surprise, les ménages les plus modestes (les premier et deuxième déciles de niveau de vie) sont plus nombreux à avoir des comptes courants négatifs".
Ce qui se répercute sur des niveaux de surplus d'épargne qui connaissent une "lente érosion" et ce plus particulièrement chez les ménages contraints. Le CAE relève un phénomène qui débute à partir de l’automne 2021 pour ce type de ménage. La problématique énergétique n'épargne également pas les ménages hexagonaux les plus modestes. Ces derniers ne diminuent pas leur consommation en essence "mais ils semblent ajuster les autres postes de consommation pour maintenir un budget constant en valeur". Ces derniers serrent donc la ceinture pour arriver à subsister aux turbulences des derniers mois. Les mesures d'aides gouvernementales ne profitent pas particulièrement aux plus faibles revenus mais au contraire ce sont "les ménages parmi les plus aisés" qui en profitent particulièrement. Cette aide est qualifiée comme ayant un "caractère régressif".
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