Macro-économie / Taux / Sénat / Inflation / industriels / Négociations
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Sénat / Inflation / industriels / Négociations
Le Sénat profite de l'inflation pour régler ses comptes
Après leur combat contre les vaccins, les confinements ou encore l'invasion de l'Ukraine, voilà que le nouveau cheval de bataille des complotistes en tout genre se trouve être l'inflation. Cette dernière serait en partie due à des "hausses suspectes". Le rapport de la commission des affaires économiques relatif à l’inflation et aux négociations commerciales, est en effet sans appel et affirme que "l’essentiel des augmentations demandées était bien en lien avec la hausse des coûts de production".
Le problème ne se situerait donc pas dans des "tentatives généralisées de la part des industriels de profiter d’un effet d’aubaine". Les acteurs qui se sont plaints de possibles pratiques illégales n'ont été en mesure de les prouver, ce qui n'exclut néanmoins pas que certaines "pratiques contestables de la part de certains distributeurs et industriels ont cependant été mises au jour par le groupe de suivi". Cependant que ce soit "le chantage à la rupture de stock" ou encore "le fait d’augmenter les prix dans les rayons sans même que le tarif d’achat ait augmenté" n'a joué que de façon marginale.
Toujours à contretemps
La commission des affaires économiques est bien plus virulente vis-à-vis de la loi Egalim 2 qui est largement insuffisante à leurs yeux. Sa structure crée "automatiquement une inflation" dans une situation telle que nous la connaissons. Un mécanisme dont l'effet "peut atteindre des proportions importantes lorsque le coût des matières premières s’envole".
La priorité que fixe aujourd'hui ce rapport est de travailler à "des mesures structurelles fortes de valorisation du travail et de meilleure rémunération".
Par opposition à de mesures actuelles qui seraient "de simples chèques qui sont autant de pansements sur des jambes de bois, et caduques aussitôt qu’ils sont signés..." qui n'arrive à pas compenser "l’augmentation du panier mensuel de produits de grande consommation des ménages" qui de fait "ampute le pouvoir d’achat des Français".
Une structure déficiente
Des lois de la majorité présidentielle que la grande distribution essayerait de mettre à profit selon le député Richard Ramos (MoDem), elle essayerait "d'étrangler nos PME, en essayant de détourner la loi Egalim et Egalim 2, par des pénalités logistiques qui n'ont jamais été aussi élevées". Un même député qui a martelé que "nos PME n'ont pas profité de ce climat pour faire en sorte de prendre plus de pognon".
Même lorsque les lois ont eu des effets positifs comme lorsqu'elles ont eu un effet "sanctuarisant les matières premières agricoles", la commission des affaires économique estime que cela s'est fait "au détriment des matières premières industrielles".
La difficulté au niveau des négociations se serait de fait déplacée et "les craintes exprimées de longue date par le Sénat au sujet de cette loi se sont, sans surprise, matérialisées".
Reste à savoir si le projet de loi de finances rectificative de 2022 adopté récemment constituera effectivement une "victoire pour les Français qui pourront mieux faire face à l’augmentation des prix" comme le pense Bruno Le Maire, ministre de l'Économie.
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