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Inflation alimentaire : premier pas des industriels / Ils acceptent de revenir autour de la table des négociations
Bonnes nouvelles en provenance du front de la lutte contre l’inflation alimentaire. Alors que le président de la République Emmanuel Macron souhaite qu’elle soit "absorbée" d’ici à l’automne, plusieurs dizaines des plus gros industriels ont indiqué être prêts à rouvrir les négociations commerciales avec les distributeurs. "C’est une excellente nouvelle pour les consommateurs, cela veut dire que les prix vont être renégociés à la baisse", s’est félicité Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Sur douze mois, l’inflation alimentaire a atteint 15 % en avril, d’après les données publiées par l’Insee.
Etaient notamment convoqués ce matin par Bercy aux côtés de Bruno Le Maire, le ministre délégué à l’Industrie Roland Lescure et la ministre déléguée au Commerce, Olivia Grégoire, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), la principale organisation des industriels de l’agroalimentaire et l’Institut des liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec), représentant des grandes marques. "Je veux saluer l’esprit de responsabilité des industriels de l’agroalimentaire", a indiqué Bruno Le Maire.
D’après les déclarations du président de l’Ania Jean-Philippe André, ce sont les 75 plus gros industriels qui sont concernés par cette réouverture. "Il s’agit d’un effort consenti sur les marges des grands industriels et non celles des agriculteurs. Cet engagement concerne uniquement les plus grands fournisseurs de marques nationales, et non les PME", a de son côté précisé Bruno Le Maire.
Alors qu’elles ne devaient pas rouvrir avant plusieurs mois, le locataire de Bercy a annoncé que les négociations commerciales seraient rouvertes avant la fin du mois de mai. Pour mémoire, les dernières négociations commerciales se sont conclues le 1er mars et les distributeurs ont dû assumer une hausse de 10 % des prix.
Dernièrement, Bruno Le Maire avait brandi la menace fiscale ainsi que celle du "name and shame" pour inciter les industriels à revenir autour de la table des négociations. "Le prix du fret maritime est tombé de 15.000 euros le container à un peu plus de 1.200 euros, les prix du tournesol sont à la baisse, les prix du blé à la baisse. Il n’y a aucune raison pour que les répercussions à la hausse se fassent immédiatement et que les répercussions à la baisse ne se fassent pas immédiatement non plus", avait lancé le ministre en mars, à l’occasion du lancement du "trimestre anti-inflation".
En plus de faire pression sur les industriels pour qu’ils acceptent de renégocier, Bercy a passé un accord avec les distributeurs à la fin de l’hiver pour atténuer l’ampleur de l’inflation alimentaire.
Cet accord indique que le secteur doit aller au-delà de ses promotions habituelles de printemps concernant une gamme importante de produits alimentaires du quotidien (le choix des produits est laissé aux distributeurs). D’après une note de la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), les prix des produits concernés par ce dispositif auraient baissé de 13 % entre la semaine du 6 mars et celle du 24 avril.
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