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Unibail-Rodamco-Westfield / URW
Unibail- Rodamco-Westfield accélère sa sortie des Etats-Unis
L’exploitant de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (URW) dit progressivement adieu à son rêve américain engagé en 2017 lors du rachat par le franco-néerlandais Unibail-Rodamco de l’australien Westflied. La foncière vient en effet d’annoncer la vente de sa part de 49% dans le centre Westfield Santa Anita en Californie. Une opération qui valorise ce centre à 537,5 millions de dollars.
Le site a été cédé "à un investisseur établi dans l’immobilier commercial qui possède également d’autres actifs de commerce de détail en Californie du Sud ", explique le groupe dans un communiqué.
S’il s’agit de la transaction la plus importante pour un centre commercial aux Etats-Unis depuis 2018, elle s’inscrit surtout dans le grand plan de désendettement mis en place par la nouvelle direction d’URW depuis février 2021.
Il faut dire que URW a été particulièrement affecté par la crise sanitaire. Alors que le patron du spécialiste de l’immobilier commercial de l'époque, Christophe Cuvillier, envisageait, en novembre 2010, de mettre en place un plan reposant pour l’essentiel à une augmentation de capital de 3,5 milliards d’euros, Xavier Niel, actionnaire majeur d’URW et Léon Bressler, ancien président du directoire d’Unibail et désormais président du conseil de surveillance du groupe, avaient exigé un recentrage des activités sur son cœur de métier, à savoir un portefeuille de centres commerciaux "prime " en Europe.
Un putsch qui s’était soldé par la nomination de Jean-Marie Tritant à la présidence du directoire. "La vente de Santa Anita témoigne des progrès continus dans la rationalisation du portefeuille d’actifs régionaux d’URW dans le cadre du programme de désendettement du groupe, qui comprend une réduction drastique de son exposition financière aux Etats-Unis ", a expliqué la foncière.
Au total, le groupe a réalisé à ce jour 900 millions de dollars de cessions Outre-Atlantique depuis cette date et 3,2 milliards d’euros sur son objectif de 4 milliards d’euros en Europe. La dette du groupe s’élèverait quant à elle à 21,6 milliards d’euros.
Rappelons également qu’URW a présenté en mars dernier son plan stratégique à horizon 2024 dans le but de reprendre la distribution d’un dividende à compter de 2024 au titre de l’exercice 2023. Il ambitionne désormais un taux de désendettement de 40% et un excédent brut d’exploitation comparable à celui d’avant crise sanitaire à cette date.
Des objectifs loin d’être inatteignables tant la pandémie ne semble être aujourd’hui plus qu’un mauvais souvenir. Les résultats de la foncière se sont nettement redressés au cours du premier semestre dernier. Son résultat net récurrent a progressé de 50,5% en glissement annuel à 711 millions d’euros, alors qu’elle a généré pour 1,13 milliard d’euros de loyers nets, soit une forte hausse de 45% en données publiées sur un an et de 43,8% à périmètre constant. Le chiffre d’affaires des commerçants dépasse même les niveaux de 2019 au deuxième trimestre (+105%).
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