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Chine / Immobilier / Relance
L'immobilier chinois entre deux eaux
Depuis près de deux ans, un certain resserrement de la pression réglementaire sur le secteur immobilier chinois se fait sentir et en conséquence les promoteurs les plus fragiles ont vu leur santé financière se dégrader. Avec comme symbole phare les difficultés du géant Evergrande, une situation très préoccupante pour les dirigeants chinois qui sont partagés entre volonté de rationalisation du secteur et ne pas briser la reprise de la croissance.
Fin de la marche forcée
Pourtant, actuellement, les principales annonces d'investissements à venir bénéficieraient avant tout au secteur des infrastructures. Un constat que nuance la direction générale du Trésor dans une publication du mois d'août. Si à ses yeux "la mise au pas du secteur immobilier avait semblé irréversible en 2020", force est de constater que de "devant les objectifs de 2022 de "stabiliser" l'économie, les mesures d'assouplissement devraient se poursuivre tout au long de l'année". Un revirement qui, s’il reste sujet à caution et ne résout en rien les problèmes profonds du secteur, marque le retour d'un certain d'un pragmatisme dans les plus hautes sphères chinoises.
Néanmoins les annonces pour soutenir l'économie parlent avant tout d'investissements massifs dans les infrastructures et peu d'un secteur qui représente entre 14% et 30 % de l'économie nationale. Un choix qui interroge alors que la Chine est également confrontée à la problématique de l'embauche de ces jeunes diplômés qui pouvaient y trouver un débouché auparavant.
Lever le voile opaque
Quand on parle de l'Empire du Milieu c'est toujours en gardant en tête qu'il s'agit d'une économie qui n'est pas régie par les mêmes règles qu'ailleurs. La direction générale du Trésor rappelle ainsi que "l'exposition indirecte des banques chinoises est difficile à apprécier, une grande partie de leur bilan étant collatéralisée par des actifs immobiliers". Pour autant, il n'en reste pas moins que la publication de l'institution dirigée par Emmanuel Moulin avance qu'Evergrande, le deuxième promoteur immobilier chinois, "compte pour seulement 1 % du total des prêts des banques".
Une complexité du marché chinois qui a poussé une grande partie des acteurs internationaux à se retirer du secteur et à revendre les obligations qu'ils détenaient. Or, même si normalisation violente il y a, toutes les entités du secteur ne vont pas disparaître et, au contraire, certains vont tirer leur épingle du jeu, estime un gérant obligataire parisien.
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