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Fusions, Acquisitions / refinitiv / M&A / Fusions & Acquisitions / France

Fusions, Acquisitions
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Les commissions des banques d’investissement se réduisent comme peau de chagrin

Après un premier semestre négatif, la tendance baissière sur le marché du M&A s'est amplifiée au troisième trimestre, selon Refinitiv. Une mauvaise nouvelle pour les banques d'investissement qui voient leurs commissions générées en France atteindre leur plus faible niveau depuis 2016. 
2,5 milliards de dollars de commissions ont été générés en France depuis le début de l’année©James LEYNSE/REA
2,5 milliards de dollars de commissions ont été générés en France depuis le début de l’année©James LEYNSE/REA

L’année 2022 sera sans doute une année sans. Après un premier semestre en berne, la dégringolade du marché des fusions et acquisitions (M&A) a poursuivi sa chute au troisième trimestre. Malgré un nombre jamais vu d’opérations contenant une participation française, celles-ci ont représenté en valeur 140,5 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de l’année, soit 28% de moins qu’à la même période l’année dernière, selon un rapport sur la banque d’investissement en France publié par LSEG et le fournisseur mondial américain britannique de données et d’infrastructures sur les marchés financiers, Refinitiv. C’est le plus faible score depuis 2019.

Dans le détail, les transactions impliquant une cible française ont diminué de 33% sur un an, pour atteindre 70,5 milliards de dollars, soit le plus bas niveau en trois ans tandis que les fusions et acquisitions sortantes françaises ont totalisé 40,4 milliards de dollars, en chute de 42% sur un an.

Mais la France reste attractive malgré tout. Les transactions entrantes ont connu une augmentation de 22% en valeur pour atteindre 36,4 milliards de dollars. Il s’agit du nombre le plus élevé de transactions au cours d’une période de neuf mois étudiés par Refinitiv. Le rapport souligne d’ailleurs que la France est le 7ème pays le plus ciblé en valeur au niveau mondial, et le 4ème en Europe après le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne.

En revanche, coté rémunération, les banques d’investissement ne sont pas gâtées: 2,5 milliards de dollars de commissions ont été générés en France depuis le début de l’année, soit une baisse de 18% sur un an et le score le plus faible depuis 2016. Sur le seul troisième trimestre, les banques d’investissement ont perçu 675,1 millions de dollars de frais. Une chute considérable de 23% sur le trimestre précédent et de la même manière le plus faible résultat depuis sept ans.

Dans le détail, les commissions de souscription sur les marchés des capitaux propres ont diminué de 48 % par rapport à l'année dernière pour atteindre 207,4 millions de dollars, un plus bas depuis 2013. Les honoraires liés aux marchés des capitaux d'emprunt ont diminué de 17 % pour s'établir à 706,4 millions de dollars, tandis que les honoraires liés aux prêts syndiqués perdent 14 %, à 453,6 millions de dollars. Les honoraires de conseil perçus dans le cadre d'opérations de fusions et acquisitions réalisées en France ont atteint 1,1 milliard de dollars au cours des neuf premiers mois de l'année (-11% sur un an).

Rappelons pourtant que la France est le deuxième pays le plus générateur d'honoraires en Europe jusqu’à présent cette année, après le Royaume-Uni, les honoraires français représentant 15 % du total des honoraires de banque d'investissement perçus en Europe. Et c’est BNP Paribas qui détient la palme française. La banque a gagné le plus de commissions de banque d'investissement en France au cours des neuf premiers mois de 2022, soit un total de 250,7 millions de dollars ou une part de 10 % du total des commissions.

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