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La France fait le dos rond au troisième trimestre / L'économie hexagonale résiste bien, pour combien de temps ?
La faculté de l'Hexagone à faire le dos rond est mise à l'honneur dans la dernière note de conjoncture de la Banque de France. Olivier Garnier, le directeur général de l'institution, voit dans les derniers chiffres la confirmation de "la bonne résilience de l'activité au 3e trimestre" et "estime même [que] cela conforte nos prévisions 2022". Ces dernières rappelons tablent sur une croissance de 2,6 % sur l'année, et vont subir l'épreuve d'une fin d'année qui devrait voir poindre le début d'une récession.
Statu quo
Les équipes de François Villeroy de Galhau considèrent que "l’activité aurait plutôt bien résisté, portée par le dynamisme de certains services marchands, mais aussi par une hausse de la valeur ajoutée dans l’industrie pendant l’été". Avec même un soupçon d'optimisme puisque les anticipations des entreprises pour octobre tablent sur "une légère hausse de l’activité par rapport à septembre, avec à nouveau des contrastes suivant les secteurs" et ce malgré "un contexte fortement incertain, notamment sur le coût et la disponibilité de l’énergie".
Le taux d’utilisation des capacités de production dans l'industrie n'a que légèrement baissé ; de 80 % en août à 79% en septembre. Ce qui lui permet de situer "au‐dessus de sa moyenne historique" dans la plupart des secteurs, "à l’exception principale de l’aéronautique et autres transports".
Les autorités françaises ont également essayé durant ce laps de temps de rassurer le tissu économique français, elles ont promis d'adapter les mesures de soutien à l'économie hexagonale. Les dispositifs mis en place pour faire place à l'inflation énergétique n'étant pas assez sollicités.
Nuages
Tous les signaux ne sont néanmoins pas au vert loin de là, rien que dans l'industrie manufacturière pas moins de 29 % des chefs d’entreprise "déclarent avoir augmenté leur prix de vente en septembre". Une situation qui est encore plus préoccupante dans l’agroalimentaire où pas moins de "43 % des entreprises indiquent avoir augmenté leurs prix".
La Banque de France n'exclut pas de voir dans "ce regain de hausse en septembre" s'exprimer "un effet saisonnier de "rattrapage" déjà observé il y a un an, les hausses de prix étant généralement moins nombreuses en juillet-août". Les projections pour le mois d'octobre peuvent laisser espérer "un léger tassement de la proportion de hausses de prix" et ce notamment pour "l’industrie (23 %), les services (20 %) et le bâtiment (44%)". Mais les hausses de prix pourraient s'exacerber si les difficultés sur l'approvisionnement viennent à s'aggraver.
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