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UE; union bancaire; crise; systémique

Régulation / Concurrence / Régulation / Concurrence / esma

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L'Europe veut concilier régulation et innovation / Les nouvelles technologies doivent être suivies de près sinon elles seront subies par les marchés

La présidente de l'Autorité européenne des marchés financiers vient de dévoiler sa feuille de route de 2023 à 2028. Afin de garantir la stabilité des marchés financiers, l'institution veut à la fois réussir à réguler et favoriser l'innovation technologique. Des objectifs qui ne doivent pas entraver la mise en place d'un cadre réglementaire de plus en plus exigeants sur la question environnementale  
ESMA. ©Pascal SITTLER/REA
ESMA. ©Pascal SITTLER/REA

Concilier régulation et innovation. L'Autorité européenne des marchés financiers (Esma) ne manque pas d'ambition pour sa feuille de route de 2023 à 2028. Verena Ross, la présidente de l'Esma, ne parle pas autrement s'estimant "heureuse de présenter une stratégie ambitieuse". Comme François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, le rappelait récemment l'heure est finie où le Vieux continent privilégie la régulation à l'innovation. Le ton est d'ailleurs très vite donné, puisque parmi le communiqué de presse joint au plan quinquennal parle "de faire en sorte que la réglementation financière n'entrave pas l'innovation". 

 

Premier de cordée

 

De la même façon l'importance donnée à la mise en place d'une réglementation pertinente sur le volet ESG, s'inscrit selon la présidente Ross pleinement dans sa mission d'allier "soutenabilité et l'innovation technologique". D'autant plus que l'institution reconnaît qu'il existe en la matière une demande et une offre élevées et croissantes des produits ESG ; en conséquence "l'ESMA renforcera encore ses évaluations des tendances, risques et vulnérabilités liés aux facteurs ESG qui peuvent avoir un impact important sur les marchés financiers, en commençant par le green washing et les risques de transition".

Il faut dire que la dynamique est telle, que Verena Ross et ses équipes reconnaissent s'être surtout concentrées sur les aspects environnementaux et climatiques. Aujourd'hui elles comptent accorder "progressivement plus d'attention à l'intégration des facteurs sociaux et de gouvernance".

 

Coordination 

 


Autant de nouvelles donnes à prendre en compte, qui ne doivent pas faire oublier que l'Esma doit travailler main dans la main avec les autorités nationales compétentes. Aujourd'hui cette tâche conjointe doit accorder  "une attention particulière à la protection des investisseurs de détail", notamment en concentrant les efforts "sur les risques posés entre autres par les produits ou services nouveaux et innovants (par exemple, les crypto-actifs ou les jetons non fongibles) et les produits faisant l'objet d'une forte demande de la part des investisseurs de détail (par exemple, ESG)". 

Parmi les sujets qui vont faire l'objet d'une surveillance accrue, figure notamment la publicité sur les médias sociaux. Une thématique qui a déjà vu des sanctions lourdes dressées outre-Atlantique et qui voit les autorités hexagonales tenter de déminer le terrain depuis plusieurs mois. En effet, elles travaillent à la mise en place d'un "Certificat de l’Influence Responsable" qui doit permettre de protéger le consommateur. 

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