Macro-économie / Taux / OPEP / Joe Biden / Arabie saoudite
Macro-économie / Taux
OPEP / Joe Biden / Arabie saoudite
Baisse de régime pour le Baril / L'Opep voit la hausse de la demande de pétrole se réduire petit à petit
"La décision déroutante prise par l'OPEP+ la semaine dernière de réduire la production de deux millions de barils par jour". Craig Erlam, Senior Market Analyst UK & EMEA chez OANDA, résume bien l'incompréhension qu'a suscitée cette décision. Un véritable camouflet infligé à Washington par Riyad et ses alliés, il reste d'ailleurs en travers de la gorge de la Maison Blanche ; le président Joe Biden déclarant cette semaine qu'il "y aura des conséquences pour ce qu’ils ont fait, avec la Russie".
Profit ou stabilité ?
L'Opep et ses alliés s'attachent à défendre que leurs actions soient uniquement dirigées par la volonté de maintenir un équilibre de marché. Ce qui n'empêche pas des observateurs comme Craig Erlam d'estimer que "les prix sont maintenant revenus autour des niveaux que l'alliance semble viser". Il n'en reste pas moins que "le niveau tout le monde se concentre actuellement est celui de 100 dollars, que le Brent a du mal à dépasser depuis début juillet".
Le cartel n'est pas tout-puissant et avait vu le prix de l'or noir se tasser ces derniers mois, ce qui fait dire à l'analyste de chez Oanda que cette fois "peut-être que l'OPEP+, en réduisant l'offre, aura plus de chance". L'organisation a d'ailleurs affiché sa proximité avec le Forum des pays exportateurs de gaz très récemment ; le secrétaire général de ce dernier a pointé du doigt le fait que "l'un des principaux problèmes de l'industrie pétrolière et gazière mondiale reste le sous-investissement, qui a commencé en 2015".
Le Vieux continent en juge de paix
Bien que le siège viennois soit la seule caractéristique européenne de l'Opep, il n'en empêche pas moins que la situation de l'Union européenne est scrutée avec attention. Le cartel indiquant que "toute nouvelle perturbation de l'approvisionnement énergétique dans l'UE pourrait entraîner un ralentissement de l'économie de la région pendant l'hiver et au-delà, voire pousser à une récession annuelle l'an prochain", ce qui ne serait pas sans conséquence. Au niveau agrégé les prévisions de croissance mondiale faites par l'Opep sont passées de 3,1 % à 2,7 % pour l'année en cours.
En 2023, la demande d'or noir a déjà été revue à la baisse de 360 000 barils par jour, pour un total de 2,34 millions de barils par jour. Un niveau de demande qui pourrait légèrement faire dégonfler les prix. Ces derniers devraient effectivement être élevés en janvier 2023; pour preuve "Energy Intelligence prévoit que le prix du Brent s'établira en moyenne à 96 dollars le baril au quatrième trimestre de cette année".
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