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Entreprises / Actions / Twitter / Elon Musk / Tesla / SpaceX / réseau social / SEC

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Twitter / Elon Musk / Tesla / SpaceX / réseau social / SEC

Elon Musk est (enfin) propriétaire de Twitter / Pour le meilleur ou pour le pire ?

La signature définitive de la transaction vient mettre fin à six mois d’incroyables rebondissements, opposant le réseau social au milliardaire, ce dernier promettant désormais de « construire un monde extraordinaire ». Avec cette transaction, le patron de SpaceX s’évite aussi un procès coûteux qu’il risquait fortement de perdre. Reste à savoir désormais ce que Twitter deviendra.
Elon Musk (©Bob Daemmrich Photography, Inc./)
Elon Musk (©Bob Daemmrich Photography, Inc./)

"L’oiseau est libéré ", tweetait, très tôt ce matin, Elon Musk, officialisant ainsi sa prise de contrôle du réseau social Twitter. Il était temps, la juge du tribunal du Delaware, Kathaleen McCormick, avait laissé au deux parties (le patron de SpaceX et aux actionnaires de Twitter) jusqu’à ce vendredi 28 octobre pour conclure la transaction, auquel cas un procès, prévu initialement le 17 octobre dernier, se tiendrait pour ordonner la vente.

Rappelons qu’au début du mois, Elon Musk, après moultes tergiversations, avait finalement annoncé à la Securities and Exchange Commission des Etats-Unis (SEC) son souhait de procéder à l’acquisition du réseau social selon les termes initiaux conclus en avril, soit pour 44 milliards de dollars.

 

Acte de contrition

 

C’est donc désormais fait. Le patron de Tesla, qui s’est lui-même rebaptisé "Chef Twit" (crétin en français) il y a deux jours, est bien le nouveau propriétaire de Twitter. Conscient sans doute qu’après tant de péripéties, il a aujourd’hui une entreprise à faire tourner, Elon Musk avait publié, plus tôt dans la journée de jeudi un message à l’attention des annonceurs, principaux revenus du réseau social. "Je voulais m'adresser personnellement à vous pour vous faire part de mes motivations pour l'acquisition de Twitter. Il y a eu beaucoup de spéculations sur les raisons pour lesquelles j'ai acheté Twitter et sur ce que je pense de la publicité. La plupart de ces spéculations sont fausses ", écrit-il avant d’ajouter : "Je suis convaincu que la publicité, lorsqu'elle est bien faite, peut vous divertir et vous informer, elle peut vous montrer un service, un produit ou un traitement médical dont vous ne soupçonniez pas l'existence, mais qui vous convient. (…) Fondamentalement, Twitter aspire à être la plateforme publicitaire la plus respectée au monde, qui renforce votre marque et développe votre entreprise ".

Rappelons que ces derniers mois, Elon Musk a très souvent fait part de sa volonté de voir Twitter se transformer en une super "App", baptisée "X", permettant d’autres fonctions qu’une simple plateforme d’échanges, à l’instar du géant chinois WeChat qui permet aussi des transactions via PayPal par exemple, cofondé par… le patron de Tesla.

 

Gourou

 

Par ailleurs, celui qui a pendant des mois fait la guerre aux faux-comptes et aux spams - raison qui l’ont conduit, entre autres, à retirer son offre d’achat depuis le mois d’avril -, tient à rester vigilant. "Les publicités peu pertinentes sont des spams", explique-t-il dans son message.

De plus, alors qu’il défendait jusqu’à présent une modération des contenus moins stricte en faveur d’une plus grande liberté d’expression, quand des associations demandaient au contraire un traitement plus sévère des contenus haineux ou la désinformation, il souhaite désormais s’ériger en protecteur de l’humanité. "Il est évident que nous ne pouvons pas devenir un enfer où tout peut être dit sans conséquence (…). Il est important pour l'avenir de la civilisation d'avoir une place publique numérique commune, où un large éventail de croyances peut être débattu de manière saine, sans recourir à la violence. Il y a actuellement un grand danger que les médias sociaux se divisent en chambres d'écho d'extrême droite et d'extrême gauche qui génèrent plus de haine et divisent notre société ", explique le milliardaire qui promet ne "pas avoir acheté (Twitter) pour l’argent, (mais) pour essayer d'aider l'humanité, (qu’il) aime ".

 

Grand ménage

 

Toutefois, il semblerait que le grand cœur d’Elon Musk ait ses limites. Coté Twitter, le rachat par le milliardaire a de quoi, en effet, en inquiéter plus d’un. Selon plusieurs médias américains, trois dirigeants auraient été limogés manu militari dès hier soir, à savoir Parag Agrawal, le directeur général du réseau social, Ned Segal, le directeur financier, ainsi que Vijaya Gadde, le directeur juridique. Sans compter que le milliardaire aurait affirmé à de futurs investisseurs qu’il avait prévu de licencier près de 75% des employés de Twitter, réduisant ainsi l’entreprise à quelque 2000 salariés, sans pour autant être convaincu du succès de sa stratégie. "Je reconnais que l’échec dans la poursuite de cet objectif, malgré tous nos efforts, est une possibilité très réelle ", avouait-il hier sur Twitter.

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