WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Société Générale / Slawomir Krupa / Banques européennes / taux d'intérêt / revenus net d'intérêt / marge d'intérêt / revenus d'intérêt / BNP Paribas / Crédit Agricole / BPCE

Entreprises / Actions
Société Générale / Slawomir Krupa / Banques européennes / taux d'intérêt / revenus net d'intérêt / marge d'intérêt / revenus d'intérêt / BNP Paribas / Crédit Agricole / BPCE

Les banques européennes soutenues par les revenus d’intérêt / Et ce malgré l'exception française

L’exercice de la publication des résultats des banques européennes a globalement donné lieu à de bonnes surprises, même si la spécificité du marché bancaire français fausse quelque peu la donne dans l’Hexagone.
Siège social de la Société Générale - Laurent GRANDGUILLOT/REA
Siège social de la Société Générale - Laurent GRANDGUILLOT/REA

L’heure est à un premier bilan. Tandis que toutes les grandes banques européennes ont désormais publié leurs comptes du troisième trimestre 2022, quelques enseignements ressortent. En particulier, la hausse historique des taux directeurs amorcée en juillet par la Banque centrale européenne (BCE) a largement profité à presque tous les établissements du Vieux continent sur le trimestre.

En examinant les principaux éléments des comptes de résultats, "95% des banques ont battu les attentes sur les revenus nets d’intérêt par rapport au consensus Bloomberg", notent ainsi les analystes de Barclays dans une étude, précisant qu’en moyenne, l’écart avec les anticipations s’établit à 5%. Il y a cependant une exception française. Contrairement à leurs homologues européennes, les banques hexagonales n’ont pas fait d’étincelles dans ce domaine.

Elles ont pâti d’une particularité - qui profite en revanche à leurs clients - qui est de pratiquer essentiellement des prêts immobiliers à taux fixes et non à taux variables comme il est d’usage dans les autres pays. Elles subissent donc l’effet de décalage temporaire de l’ajustement des taux des crédits immobiliers auprès des clients.

Deuxième handicap : la hausse du taux d’épargne réglementée, notamment du Livret A, qui pèse particulièrement sur les banques mutualistes telles que les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires du groupe BPCE. Pour ces deux raisons, les marges d’intérêts de Société Générale, des caisses régionales de Crédit Agricole ou de BPCE ont ainsi reculé sur la période de juillet à septembre.

BNP Paribas a tout de même vu les revenus d’intérêt de sa banque commerciale en France croître de 4,7%, une performance toutefois très éloignée de la progression de 18,8% enregistrée par la banque espagnole Santander, ou de celle de 32,2% des revenus d’intérêt de Deutsche Bank.

Il est un domaine en revanche où la nationalité n’a pas influé sur les performances des établissements bancaires : celui du montant des commissions. Barclays note ainsi que 67%, soit les deux tiers des banques européennes ont dépassé les attentes dans ce domaine, avec en moyenne un écart de 11%.

Si l’on s’intéresse par exemple à Société Générale, la banque rouge et noire a vu ses commissions progresser de 6,5% au troisième trimestre 2022 par rapport à la même période de 2021. Lors de la publication de ses résultats le 4 novembre, l'établissement dont Slawomir Krupa prendra prochainement les commandes avait indiqué avoir profité "notamment de la forte croissance des commissions de service et de la résilience des commissions financières".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article