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Le marché automobile confirme son redressement en Europe / L’Allemagne et Volkswagen donnent le « la »
L’embellie se confirme peu à peu pour le marché automobile européen. La pénurie des semi-conducteurs n’est pas terminée et le manque de composants continue à retarder les livraisons de voitures neuves. Pour autant, la simple amélioration de l’approvisionnement dont bénéficient les constructeurs depuis la fin de l’été suffit à faire progresser les ventes. Ce qui se comprend d’autant mieux que la comparaison s’opère par rapport à une période où le marché automobile était justement frappé de plein fouet par ladite pénurie.
Pour le troisième mois consécutif, les ventes de véhicules particuliers neufs ont ainsi augmenté en octobre dans l’Union européenne, indiquent les dernières données publiées par l’Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Les immatriculations ont progressé de 12,2%, avec 745 855 unités vendues le mois dernier. Et le rythme s’accélère après la hausse de 9,6% du mois septembre qui avait suivi la première inflexion de 4,4% survenue en août.
Volkswagen tire le rebond
Tous les marchés clés de la région ont contribué positivement à la croissance du mois dernier. Trois sur quatre ont même enregistré des hausses à deux chiffres. Premier marché d’Europe, l’Allemagne donne le "la" avec une hausse de 16,8% des immatriculations, suivie par l’Italie (+14,6%) et l’Espagne (+11,7%), tandis que marché français a connu une performance plus modeste, ses immatriculations ayant augmenté de 5,5%. Tandis que l’Allemagne impulse la cadence, le groupe Volkswagen, numéro un en Europe, tire également le rebond. Il a vendu 190.255 voitures le mois dernier, soit un bond de 41,7% par rapport à octobre 2021, porté par ses marques Volkswagen (+37,1%), Audi (+48,2%), Skoda (+64,6%) et Seat (+34,2%). A l’inverse, le numéro deux, le groupe franco-italo-américain Stellantis, a marqué le pas avec un recul de 4,3% de ses ventes, à 141.500 unités.
Mais, si depuis le début du mois d’août, il se vend plus de voitures neuves que l’année dernière en Europe, la tendance depuis le début de l’année reste globalement négative. Il s’est vendu 7 529 965 véhicules particuliers neufs sur les dix premiers mois de l’année, soit 8,1% de moins qu’à la même période en 2021, les améliorations récentes n'ayant pas suffi à compenser les pertes cumulées de janvier à juillet de cette année.
Les "BEV" gagnent du terrain
Avec un retard de 661 774 immatriculations sur les dix premiers mois de l'année 2022, la probabilité que le marché européen termine son exercice 2022 à un niveau bien inférieur à celui de 2021 est plus que forte. Et ce alors que l'année 2023 devrait également démarrer sous des auspices compliqués. Les constructeurs s'attendent à ce que les problèmes d’approvisionnement en semi-conducteurs perdurent encore l'année prochaine, tandis que la crise économique risque de peser sur la demande. L'enjeu sera qu'elle ne ralentisse pas la transition en cours vers l’électrique.
Le marché allemand est d’ailleurs en pointe dans ce domaine, avec 556 000 unités vendues depuis le début de l'année, en hausse de 4%. "Ce chiffre représente 44% des ventes de véhicules des cinq plus grands marchés européens", souligne UBS. Alors que près de la moitié sont des véhicules hybrides rechargeables (PHEV), la banque suisse constate que "les véhicules 100 % électriques (BEV) gagnent du terrain sur les PHEV", et s’attend "à ce que la tendance s'accélère à partir de l'année prochaine".
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