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Macro-économie / Taux / France / PMI / économie / contraction

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France / PMI / économie / contraction

ukraine L’économie française serait entrée en contraction / Ce serait inédit depuis plus d’un an et demi

UKRAINE. Pour la première fois depuis février 2021 (au sortir du deuxième confinement), l’activité économique privée de l’Hexagone aurait reculé durant le mois de novembre, montre une enquête de S & P Global. Après l’industrie, les services craqueraient à leur tour.
DENIS/REA
DENIS/REA

Novembre serait-il un point d’inflexion pour l’économie française ? L’activité économique privée de l’Hexagone se serait contractée ce mois-ci, d’après les résultats préliminaires de l’enquête de S & P Global conduite auprès des directeurs d’achat (PMI). Cela n’était plus arrivé depuis 20 mois (février 2021), la France était alors en train de se remettre de son deuxième confinement et nombre de mesures de restriction étaient encore en vigueur. L’indice PMI s’est établi à 48,8 points, contre 50,2 points en octobre (en dessous de 50 points, l’économie est dite en recul d’un mois sur l’autre).

"Si la production manufacturière a diminué pour un sixième mois consécutif, c’est le retour à la baisse de l’activité dans le secteur des services qui a fait chuter l’activité globale [l’indice PMI est passé de 51,7 points à 49,4 points, ndlr]", rapporte l’enquête, qui pointe que les niveaux d’activité des entreprises privées françaises ont baissé sous l’effet d’un nouvel affaiblissement de la demande. "Les entreprises françaises ont eu beaucoup de mal à maintenir la croissance de leur activité dans un contexte de forte inflation, conjuguée à d’intenses pressions sur les coûts, à une incertitude marquée et à la hausse des taux d’intérêt, cette accumulation de vents contraires ayant en effet engendré un environnement très défavorable à la demande", explique Joe Hayes, économiste senior chez S & P Global Market Intelligence.

En plus de la diminution de la demande clients, des répondants ont également évoqué le climat d’incertitude et le manque de visibilité économique.

A ce propos, si contrairement à l’enquête de S & P Global, la Banque de France prévoyait – dans son dernier point de conjoncture - une croissance de l’activité en novembre, elle faisait également état d’un niveau record d’incertitude depuis de nombreux mois au sein du secteur des services (léger reflux dans le bâtiment et l’industrie). Ce brouillard explique en partie pourquoi les perspectives d’activité des entreprises à douze mois se sont détériorées en novembre, pour atteindre leur plus faible niveau depuis deux ans.

D’après l’enquête de S & P Global, l’incertitude est liée à l’évolution de la situation sur les marchés de l’énergie qui apparaissent comme particulièrement volatils depuis le déclenchement du conflit russo-ukrainien. Une problématique épineuse à laquelle s’est attelée la Commission européenne en proposant de plafonner le prix du gaz naturel pendant que le gouvernement est en train de mobiliser 10 milliards d'euros pour protéger les entreprises de l'explosion des prix du gaz et de l'électricité. 

L'inflation est également citée par les entreprises comme facteur baissier sur leurs perspectives. La hausse annuelle des prix à la consommation a atteint un record depuis 1985 en octobre, à 6,2%. Interrogé lundi sur France 5, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré que l’"on devrait avoir le pic d'inflation en France et en Europe d'ici le premier semestre de l'an prochain".

De bonnes nouvelles commenceraient à émerger sur ce front, d'après l'enquête. En effet, si les prix facturés des entreprises privées françaises ont de nouveau beaucoup augmenté, le taux d’inflation s'affiche en recul. Une modération que l'on doit notamment à l’affaiblissement des tensions sur les chaînes d’approvisionnement (au plus bas depuis mai 2021 d'après la Banque de France). Certaines entreprises ont indiqué avoir répercuté l’augmentation de leurs coûts sur leurs clients, tandis que d’autres ont profité d’une baisse de leurs charges d’exploitation pour réduire leurs prix. 

Au quatrième trimestre, l'Insee s'attend à une stagnation du Produit intérieur brut (PIB) tandis que la Banque de France prévoit que la croissance sera "très légèrement positive".

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