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Macro-économie / Taux / obligation / action / 2022 / 2023

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L'obligataire a le vent en poupe à nouveau / Les investisseurs peuvent trouver des opportunités

Après avoir été sévèrement secouées, les obligations d'Etats offrent désormais, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, leurs meilleurs rendements depuis une décennie. Ce qui devrait pousser les investisseurs à en être à nouveau friands, tout en n'oubliant pas de faire preuve de sélectivité.
Les obligations d'État britannique attirent à nouveau. Paul MATTSSON/REPORT DIGITAL-REA
Les obligations d'État britannique attirent à nouveau. Paul MATTSSON/REPORT DIGITAL-REA

Après la pluie, le beau temps ? Les obligations pourraient bien faire leur grand retour et ce alors que le marché actions reste compliqué à appréhender. La forte hausse des rendements obligataires pourrait favoriser le retour à une allocation de portefeuille en faveur des obligations. C'est ce que pense le gestionnaire d'actifs Amundi, qui vient d'annoncer, à l'occasion de ses perspectives d'investissement pour 2023, que les obligations "retrouv[aient] leurs qualités d’outil de diversification", estimant qu'un "retour à une allocation de portefeuille 60-40 est envisageable".

Une opportunité qui est aussi regardée de près chez AllianzGI, dont le directeur des gestions obligataires, Franck Dixmier, ne nie pas que "dans le contexte de remontée des taux, la classe d’actifs obligataire devrait redevenir attractive". La donne pourrait être d'autant plus vraie que les équipes d'Amundi estiment que "les émetteurs obligataires n’ont pas de besoin significatif de refinancement avant 2024". Les niveaux de rendements actuellement offerts pourraient donc être d'autant plus attractifs dans le futur de ce fait. On est loin du choc immense qui s'est produit cette année. Franck Dixmier arguant même que 2023 "devrait s’avérer l’année du Fixed Income".

Une période dans laquelle BNP Paribas Wealth Management ne compte également pas rester inactif. À l'occasion de la présentation de leurs thèmes d'investissements pour 2023, leurs équipes n'ont également pas manqué de souligner que "la récente flambée des rendements obligataires et l'élargissement des spreads de crédit [avait] créé des opportunités sur le segment obligataire". À leurs yeux, l'époque où de la préférence quasi absolue pour les actions prévalait est révolue, tandis qu'aujourd'hui les investisseurs "moins enclins à prendre des risques" vont trouver de quoi les satisfaire.

 

Sélectivité comme maître mots

 

Les opportunités existent mais dans un environnement compliqué, ce qui fait dire à Vincent Mortier, directeur des gestions chez Amundi, que "2023 sera une année à deux vitesses, avec de nombreux risques à surveiller" et qu'il y aura encore plus de stock picking à effectuer. Notamment en Europe, un continent où du côté de chez AllianzGI on est "plus prudent, des corrections étant encore possibles". Ce qui n'empêche pas que "2023 pourrait toutefois offrir de belles opportunités", il faudra néanmoins y faire preuve de sélectivité.

Ce sont notamment les entreprises "de qualité" et disposant d'un fort pouvoir de fixer les prix qui sont avant tout scrutés au sein de BNP Paribas Wealth Mangement. Il ne faut en effet pas perdre de vue que c'est avant tout la capacité à conserver voir à accroître ses marges qui s'avèrera cruciale en ces mois d'inflation. Amundi plébiscite également ce retour vers l'obligataire via "le crédit de qualité et en accordant une attention particulière aux devises, compte tenu des divergences politiques à travers le monde". Plus que jamais, l'heure est à la sélectivité sur ce segment.

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