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ESG / ESG / reporting extra-financier / kpmg / ESR / déclaration de performance extra-financière / DPEF / directive CSRD

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ESG / reporting extra-financier / kpmg / ESR / déclaration de performance extra-financière / DPEF / directive CSRD

La performance extra-financière gagne du terrain / Les entreprises expérimentent de nouveaux outils d’analyse

Dans une nouvelle étude, le cabinet de conseil KPMG note que les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance sont de plus en plus compris comme de forts leviers stratégiques de création de valeur pour les entreprises qui tentent désormais de rendre leur reporting extra-financier le plus complet possible. 
Forêt (©Stephane AUDRAS/REA)
Forêt (©Stephane AUDRAS/REA)

Une bonne nouvelle pour la planète. La place des enjeux RSE (responsabilité sociale et environnementale) dans le pilotage des entreprises progresse, selon l’étude "Mesure d’impact et de création de valeur" de KPMG. "Même si des efforts de fond restent encore nécessaires, l’étude souligne que la majorité des entreprises analysées (situées principalement en France, ndlr) fait preuve d’une maturité croissante quant à la performance extra-financière, attestant d’un poids croissant de la RSE dans la prise de décision stratégique, pour les directions générales comme pour les directions financières ", note le cabinet de conseil.

Une problématique qui concerne, en effet, en interne, désormais plusieurs directions à la fois. Elle mobilise une collaboration de cinq d’entre elles ou plus pour la moitié des 53 groupes interrogés, et notamment les ressources humaines (79%) et la finance (77%) mais aussi la division achats (66%), communication (64%) et conformité (58%).

Pour faire valoir cette préoccupation en externe, le rapport extra-financier reste l’outil privilégié (81%) des entreprises pour communiquer. Il faut dire qu’elles n’ont pas vraiment le choix. Rappelons que depuis le 1er janvier dernier, toutes les sociétés européennes sont tenues de fournir une déclaration de performance extra-financière (DPEF), devant contenir un reporting supplémentaire dans le cadre de la taxonomie verte (règlement européen adopté en 2020 et visant à permettre aux investisseurs d’identifier les activités vertueuses d’un point de vue environnemental). Les grands groupes français y sont déjà soumis depuis 2017.

A noter également que dès leur exercice 2024, toutes les sociétés cotées européennes de plus de 500 salariés, dont le chiffre d’affaires est supérieur à 40 millions d’euros, et à 20 millions d'euros pour le bilan, seront tenues de publier chaque année, un reporting de durabilité de leurs activités en vertu de la directive sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD), celles de plus de 250 salariés auront à se soumettre à l’exercice à compter de 2025.

Cependant, il semblerait que cet exercice soit loin d’être facile à mener pour les entreprises. D’abord, 58% des sociétés interrogées regrettent le manque de référentiel commun tandis que 57% déplorent la faible accessibilité et la qualité des données mobilisées. Surtout, et plus inquiétant, 58% du panel a du mal à percevoir l’utilité d’un tel reporting vis à vis des autres modes de communication pouvant contenir les mêmes informations.

Dans ce contexte, et afin de gagner en précision, certaines entreprises ont, elles-mêmes, développé de nouveaux outils d’analyse et de comptabilité. "Ainsi, 13% du panel a recours à l’analyse d’impact de leur activité, en intégrant des données telles que l’empreinte socio-économique sur les territoires d’implantation ", note KPMG. D’autres (8%) ont commencé à expérimenter la comptabilité dite "multi-capitaux", prenant en compte la performance globale de l’entreprise. " Les expérimentations que nous observons pour rendre compte de manière toujours plus holistique de la performance des entreprises des entreprises sur le plan financier, mais également environnemental, social et en matière de gouvernance, sont la traduction (…) d’une volonté des acteurs de faire de l’ESG un vecteur stratégique et de création de valeur ", observe Jérémie Joos, associé, co-responsable du Centre d’Excellence ESG de KPMG France.

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