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Orpea / Ehpad / maisons de retraite / Ethique / euthanasie / fin de vie

Orpea se dote d’un "Monsieur éthique" / Emmanuel Hirsch au chevet des résidents d’Ehpad

Spécialiste des questions concernant la fin de vie, le professeur Emmanuel Hirsch devient directeur de l’éthique du groupe gérant les maisons de retraite.
Siège social d'Orpea (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Siège social d'Orpea (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

Un nom qui doit redonner confiance. Orpea a choisi le professeur Emmanuel Hirsch pour être son directeur de l’éthique, poste ô combien stratégique pour le spécialiste français des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui tente de se reconstruire depuis le scandale du livre "Les Fossoyeurs". Pour ce faire, rappelons qu’Orpea a présenté, le 15 novembre dernier, son nouveau plan stratégique, censé faire table rase du passé et le recentrer sur la qualité des soins, l’accompagnement et le développement de ses collaborateurs.

Dans l’attente de sa restructuration financière - le groupe a encore récemment annoncé plus de 5 milliards d’euros de dépréciations d’actifs et attend courant janvier des offres fermes sur une levée de nouvelles dettes garanties -, Emmanuel Hirsch devient donc la référence éthique. Il rejoint à cette occasion l’équipe de direction médicale d’Orpea du Professeur Pierre Krolak-Salmon.

A ce nouveau poste, le professeur d’éthique médicale de l’Université Paris-Saclay de 69 ans, aura à mettre en œuvre et de coordonner le renouveau de la politique éthique du groupe. Et tous les moyens lui sont donnés pour mener à bien sa mission. Il pourra ainsi s’appuyer sur un Conseil d’Orientation Ethique, en cours de création et destiné à répondre aux questions des collaborateurs, des patients, des résidents et de leur famille, dont il assurera l’animation et notamment sur les réflexions menées dans le cadre de la convention citoyenne sur la fin de vie. Pour mémoire, celle-ci réunit, au Conseil économique, social et environnemental, depuis le mois d’octobre dernier, et ce jusqu’au mois de mars prochain, près de 200 Français tirés au sort qui doivent réfléchir sur une potentielle évolution de la loi Claeys-Leonetti de 2016 autorisant sous certaines conditions la sédation profonde et continue jusqu’au décès du patient.

Un sujet sur lequel Emmanuel Hirsch a beaucoup travaillé. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la question tels que "Faut-il autoriser l’euthanasie ? " (Editions First), ou "Vincent Lambert, une mort exemplaire ? " (Editions du Cerf). Il a par ailleurs beaucoup écrit, notamment dans la presse, sur les Ehpad et les conditions de fin de vie de ses résidents. Tout au long de sa carrière, le président du Conseil éthique de l’Institut Rafaël (centre d’accompagnement des malades du cancer) fut également très impliqué dans les domaines des soins palliatifs, du VIH-Sida et de l’éthique hospitalière.

Enfin, celui qui plaide pour le dialogue avec les soignants non vaccinés contre le Covid-19, héros de la première heure de la crise sanitaire puis évincés du système hospitalier, possède en outre un solide bagage sur le sujet. C’est lui qui en 1995 créa l’Espace éthique de l’AP-HP, devenu par la suite Espace éthique de la région Ile-de-France, institution sous la tutelle de l’ARS d’Ile-de-France. Il fut également directeur de l’Espace national de réflexion éthique Alzheimer et plus généralement sur les maladies neurodégénératives. Il présidait, il y a encore quelques mois, le Conseil pour l’éthique de la recherche et de l’intégrité scientifique de l’Université Paris-Saclay.

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