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Macro-économie / Taux / Inflation / France

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Inflation / France

France : l’inflation surprend en touchant un plus bas depuis trois mois / Le pic est toutefois devant nous

En raison du reflux des prix de l’énergie, l’inflation s’est établie à 5,9 % sur un an en décembre, soit 0,7 point en dessous de la prévision de l’Insee. Le début de l’année 2023 s’annonce moins clément.
Stephane AUDRAS/REA
Stephane AUDRAS/REA

Dans l’Hexagone, une franche accélération de la hausse des prix à la consommation était attendue pour la fin de l’automne, c’est au contraire une légère décélération à laquelle on assiste. Alors que l’Insee anticipait une croissance annuelle de 6,6 % de l’indice des prix à la consommation (IPC) en décembre (après 6,2 % en novembre), une progression de 5,9 % a finalement été enregistrée, d’après les données publiées par l’institut statistique, soit un plus bas depuis septembre dernier. "C’est moins qu’attendu en raison de la détente des prix pétroliers", a commenté Jean-Luc Tavernier, directeur de l’Insee.

En effet, le prix du baril de Brent est passé sous les 80 dollars début décembre, après avoir frôlé les 100 dollars quelques semaines plus tôt, tandis que les craintes afférentes à l’activité économique mondiale vont croissant. Si bien que sur un an, la composante "énergie" a augmenté de "seulement" 15,1 %, après 18,4 % en novembre – l’Insee s’attendait à une hausse de 20,3 %.

Cette surprise concernant l’inflation est également à mettre sur le compte d’un ralentissement de la hausse des prix dans les services (2,9 % après 3 % en novembre). À l’inverse, l’inflation des produits manufacturés a continué de croître (4,6 % après 4,4 %) tandis que l’inflation alimentaire se stabilise (12,1 %).

 

Pic à venir

 

Pour autant, on ne peut guère attendre un nouveau reflux en janvier. En effet, plusieurs facteurs vont influer à la hausse sur l’inflation, notamment au travers des prix de l’énergie.

De fait, la puissance publique levant le pied sur certains des dispositifs de soutien qu’elle a mis en place pour protéger les Français de la crise énergétique, les prix vont se trouver affecter. Rappelons que la remise à la pompe a disparu le 1er janvier dernier, alors que le gouvernement a annoncé une hausse de 15 % des tarifs réglementés du gaz en janvier puis de l’électricité en février. D’autre part, une revalorisation du prix du tabac de 50 centimes d’euros est prévue en mars. Cumulés, l’ensemble de ces éléments devraient apporter 0,7 point à l’inflation, avait indiqué l’Insee, à l’occasion d’une conférence de presse en décembre.

De sorte que l’institut statistique escompte un pic d’inflation annuelle à 7 % en janvier et février, avant un reflux quasi-continu jusqu’en juin où elle atteindrait 5,5 %. "À partir de mars 2023, et sous l’hypothèse d’un cours du baril de Brent à 86 € sur la période de prévision, le reflux de l’inflation résulterait d’un fort "effet de base" : les prix continueraient à augmenter au mois le mois mais moins vivement qu’un an plus tôt. En particulier, l’inflation énergétique et l’inflation alimentaire diminueraient sensiblement", avait précisé l’Insee.

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