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Macro-économie / Taux / retraites / France / Elisabeth Borne

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Les annonces d’Elisabeth Borne sur les retraites / Relèvement de l’âge légal et accélération de l’allongement de la durée de cotisation au menu

Comme attendu, le gouvernement veut progressivement relever l’âge d’ouverture des droits à la retraite à compter du 1er septembre 2023, à raison de 3 mois par année de naissance. Il sera ainsi fixé à 63 ans et 3 mois en 2027 à la fin du quinquennat, puis atteindra la cible de 64 ans en 2030. Par ailleurs, pour bénéficier de sa retraite à taux plein, il faudra, dès 2027, avoir travaillé 43 ans ; une durée de cotisation votée dans le cadre de la loi Touraine de 2014 (la date prévue était alors 2035).
Elisabeth Borne, Première ministre - Eric TSCHAEN/REA
Elisabeth Borne, Première ministre - Eric TSCHAEN/REA

Le gouvernement dévoile son jeu sur les retraites. Le contenu de la réforme que souhaite mettre en place l’exécutif est en train d’être présenté par la Première ministre Elisabeth Borne. Plusieurs mesures paramétriques et d’accompagnement composent ce projet.

Pour mettre fin au déficit structurel de plusieurs milliards d’euros que connaît le régime, le gouvernement annonce d’une part, comme c’était attendu, de progressivement relever l’âge d’ouverture des droits à la retraite à compter du 1er septembre 2023, à raison de 3 mois par année de naissance. Ainsi, il atteindra 63 ans et 3 mois en 2027 à la fin du quinquennat, puis atteindra la cible de 64 ans en 2030.

D’autre part, pour bénéficier de sa retraite à taux plein, il faudra, dès 2027, avoir travaillé 43 ans, durée de cotisation votée dans le cadre de la loi Touraine de 2014. Pour rappel, compte tenu de sa montée en charge, la loi Touraine aurait eu son plein effet à partir de 2035 (il s’agissait de relever la durée de cotisation d’un trimestre toutes les trois générations à partir de 2020).

Du côté des mesures d’accompagnement, la réforme vise à protéger les personnes qui ont commencé à travailler très tôt et ont des carrières longues. De même, les personnes ayant eu des métiers difficiles ou des difficultés de santé les empêchant de travailler devraient pouvoir continuer à partir plus tôt, indique le gouvernement. Le dispositif de carrières longues sera adapté pour qu’aucune personne ayant commencé à travailler tôt ne soit obligée de travailler plus de 44 ans. Ceux qui ont commencé avant 16 ans pourront partir dès 58 ans ; entre 16 et 18 ans à partir 60 ans ; entre 18 et 20 ans à partir de 62 ans. Les salariés ayant subi un accident du travail ou une maladie professionnelle, quant à eux, pourront, sous conditions, partir à la retraite 2 ans avant l’âge légal. "Les conditions pour accéder à ce départ anticipé seront assouplies", précise l’exécutif.

Par ailleurs, la pension de retraite pour une carrière complètement cotisée au SMIC ne pourra être inférieure à 85 % du SMIC net, soit environ 1 200 euros bruts par mois (200 euros de plus que le minimum vieillesse). Une décision qui concerne uniquement les nouveaux retraités.

Les économies brutes générées par les évolutions des conditions de départ en retraite s’élèveraient à 10,3 milliards d’euros en 2027 et 17,7 milliards d’euros en 2030. Les mesures d’accompagnement de la réforme et d’amélioration du système de retraite, à la charge de la branche vieillesse, s’élèveraient, elles, à 2,8 milliards d'euros en 2027 et 4,8 milliards d'euros en 2030. C’est pourquoi, pour que le retour à l’équilibre s’effectue d’ici 2030 (solde excédentaire de 0,3 milliard d’euros contre un déficit de 13,5 milliards d’euros sans la réforme) le gouvernement souhaite une augmentation de 0,1 point des taux de cotisations vieillesse (et baisse en parallèle des taux de cotisations accidents du travail – maladies professionnelles).

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