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Publications, Résultats / netflix / Wall Street / Résultats trimestriels / abonnements / Reed Hastings

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Les blockbusters de Netflix lui font récupérer ses abonnés / Plusieurs indicateurs restent à surveiller

De nouveaux abonnés mais un bénéfice net dégradé. Le géant du streaming a, certes, terminé l'année mieux qu'elle n'avait commencée. Mais plusieurs chantiers attendent la nouvelle équipe dirigeante, alors que le co-fondateur de Netflix, Reed Hastings, a annoncé à la publication des résultats céder son poste de co-président directeur général.
Netflix (Mateusz Slodkowski/ZUMA-REA/ZUMA)
Netflix (Mateusz Slodkowski/ZUMA-REA/ZUMA)

Les abonnés qui désertent, plus qu’un souvenir pour Netflix ? A l’occasion de la publication, jeudi soir, des ses résultats du quatrième trimestre, le géant du streaming a annoncé avoir attiré 7,7 millions de nouveaux clients sur les trois derniers mois. Ajoutés aux 2,4 millions de nouvelles recrues du troisième trimestre, les abonnés atteignent presque les 231 millions sur l'ensemble de l'année. La nouvelle a été accueillie favorablement à Wall Street, où le titre a gagné plus de 8% vendredi. 

Netflix remonte ainsi la pente et termine 2022 en beauté, alors que la société avait créé la surprise, à la fin du premier semestre, en annonçant avoir perdu 1,2 million de clients. "2022 a été une année difficile, admet la firme californienne dans une lettre adressée à ses actionnaires, avec un début cahoteux mais avec une fin plus brillante".

 

Effet royal

 

Le retour des souscripteurs tient tout d’abord à de grands succès parus sur la plateforme ces derniers mois. De blockbusters déjà connu des abonnés (dernières saison de The Crown ou Emily in Paris), mais aussi de petits nouveaux. La série Wednesday, inspirée de la famille Adams et réalisée, entre autres, par Tim Burton, se classe par exemple troisième dans les plus populaires de tout les temps sur le site. Ou encore, la série documentaire Harry & Meghan, qui revient sur le traitement médiatique du couple princier et sur les conflits internes à la famille royale, devient quant à elle le second documentaire le plus populaire de la plateforme. Ces nouveautés, en termes de contenu, ont été accompagnées par une nouvelle formule d’abonnement. Le 3 novembre dernier, la plateforme a lancé une offre de streaming avec coupures publicitaires, à un prix inférieur au forfait classique. Le but : attirer 40 millions de nouveaux utilisateurs d’ici la fin du premier trimestre 2023.

Conquérir un nouveau public, à quel prix ? La firme californienne a présenté des revenus annuels en progression sur un an (+6,4% à 31,6 milliards de dollars) mais son bénéfice net annuel a marqué le pas (-12%, à 4,5 milliards de dollars). Et la nouvelle offre pourrait tirer le revenu moyen par abonnement (RMA) à la baisse. L’indicateur sera donc à surveiller au fil des prochaines publications. Mais son affaiblissement de 2%, sur les trois derniers mois de l’année, tient à l’appréciation du dollar observée sur la période, puisqu’à taux de change constants, le RMA s’est amélioré de 5%. Netflix assure, par ailleurs, qu’une fuite des abonnés vers cette nouvelle offre n’est pas à signaler. Et son architecte, le désormais ex-directeur des opérations Greg Peters, a été nommé co-président directeur général aux côtés de Ted Sarandos.

 

Le co-fondateur tire sa révérence

 

Reed Hastings, qui a co-fondé Netflix en 1997, lui passe en effet le flambeau. Il restera tout de même au sein du groupe, en qualité de président exécutif et s'est exprimé sur Twitter : "Après 15 ans de collaboration, nous avons une excellente compréhension mutuelle (...). Deux fois plus de cœur, deux fois plus de capacité à satisfaire les membres et à accélérer la croissance."

Plusieurs défis attendront le nouveau tandem de dirigeants. Car outre la question des abonnements et de la rentabilité, Netflix doit faire face à un environnement de marché toujours plus compétitif : concurrents directs (Disney+, Amazon Prime…) mais aussi tout autre type de plateformes de divertissement, qui réduisent le temps passé, par les abonnés, sur la plateforme. Entre autres : YouTube, TikTok ou encore les jeux vidéos. "Le bon côté des choses, c’est que le marché du divertissement est énorme et que Netflix est encore très petit en comparaison.", souligne la plateforme. De quoi rester optimiste pour la suite, alors que Netflix a, par exemple, annoncé en novembre dernier qu’il lancera un jeu vidéo en réalité virtuelle dans l’univers de Stranger Things.

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