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Entreprises / Actions / Casino / Teract / Franprix / Monoprix / Jardiland / circuits courts / Matthieu Pigasse / Moez-Alexandre Zouari / Xavier Niel / InVivo Retail

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Casino / Teract / Franprix / Monoprix / Jardiland / circuits courts / Matthieu Pigasse / Moez-Alexandre Zouari / Xavier Niel / InVivo Retail

Casino pense aux circuits courts avec Teract / Un projet exploratoire dont la dette pourrait se ressentir favorablement

De Monoprix à Jardiland, ou de Géant à Gamm’ vert, les discussions préliminaires entre Casino et Teract pourrait conduire à un rapprochement entre les enseignes du groupe de distribution et celles de Teract, le projet de consommation durable de Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari. Avec une possible monétisation à la clé qui pourrait aider au désendettement.
Casino et Teract ont confirmé des discussions "exploratoires" - Rafael Henrique / SOPA Images/ZU
Casino et Teract ont confirmé des discussions "exploratoires" - Rafael Henrique / SOPA Images/ZU

Il y a des scénarios auxquels on ne pense pas spontanément. Casino a engagé des discussions exploratoires en vue d’un rapprochement avec la société Teract, issue du rapprochement du SPAC, 2MX Organic, de Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari, et d'InVivo Retail, la branche jardinerie d’InVivo, le premier groupe coopératif agricole français. Les deux distributeurs ont révélé mercredi leurs discussions en réponse à des rumeurs qui avaient fuité dans la presse.

Les rumeurs dans le secteur de la distribution en France sont monnaie courante, notamment concernant Casino, mais "l'idée d'un rapprochement avec Teract est inédite", remarquent les analystes d’Octo Finances. Elle peut surprendre en effet de prime abord, compte tenu notamment de la différence de taille entre les deux acteurs.

D’un côté, le parc de magasins du groupe Casino en France représentait 8 797 magasins à fin septembre, à travers les enseignes Casino bien sûr (Géant Casino, Casino, Petit Casino), mais aussi Monoprix, Franprix, ou encore Vival et Spar, avec un chiffre d’affaires du retail en France qui devrait avoisiner les 14 milliards d’euros en 2022, en extrapolant les ventes des neufs premiers mois.  

De l’autre, Teract, 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2021, gère 1700 points de vente de proximité, est présent dans la jardinerie (Jardiland, Gamm vert), l’animalerie, mais aussi la distribution alimentaire, domaine dans lequel la société nourrit de grandes ambitions comme le confiait Moez-Alexandre Zouari au moment de la mise en Bourse de Teract. Teract a ainsi acquis en décembre la Boulangerie Louise, après avoir finalisé en novembre celle du Grand Marché La Marnière.

C’est précisément là que leurs intérêts peuvent se rejoindre. "Teract, qui est tout petit sur le segment alimentaire, pourrait être intéressé par les actifs et le parc de Casino", note Octo Finances. Pour Casino, qui est en train de réorganiser ses activités de distribution alimentaire en France sur le plan juridique, pour les regrouper sous la société holding CGP Distribution France récemment constituée, l’intérêt industriel serait potentiellement double.

La possibilité de développer des verticales sur lesquels Casino n’est pas ou peu présent, comme l’animalerie et la jardinerie, pourrait constituer une piste. D’autre part, outre le "rapprochement des activités de distribution des deux groupes en France au sein d’une même entité contrôlée par Casino", le communiqué évoque "la mise en place d’une entité nouvellement créée contrôlée par les actionnaires de Teract et en charge notamment de l'approvisionnement en produits agricoles, locaux et circuit court". Cela pourrait être l’occasion pour Casino de renforcer son offre premium sur le frais, tout en trouvant des économies d’échelle via un modèle intégré rapprochant commerce et filières agroalimentaires en circuits courts.

A ce stade, rien n’est fait bien sûr. "Ces discussions sont préliminaires et pourraient ne pas aboutir", ont pris bien soin de préciser les deux protagonistes.

Sur la forme que pourrait prendre le rapprochement, au regard des tailles des deux entreprises, "Casino pourrait détenir entre 70 et 85% de la nouvelle entité" qui rassemblerait les activités de distribution, estime Octo Finances. En introduisant partiellement celle-ci en bourse, Casino pourrait espérer récupérer plus d’un milliard d’euros, selon le bureau d’études. Une monétisation des activités du groupe en France qui pourrait lui permettre d'accélérer la réduction de sa dette, ramenée à 4,6 milliards d’euros en octobre à la suite de la cession de la filiale d’énergies renouvelables GreenYellow. Ce qui ne serait pas le moindre des arguments en faveur du projet.

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