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France : le commerce en ligne bat un nouveau record / Les Français ont dépensé près de 150 milliards d'euros en 2022
Les années passent et l’attrait des Français pour le commerce en ligne ne se dément pas. En 2022, le chiffre d’affaires du secteur du e-commerce s’est établi à 146,9 milliards d’euros, montrent les données publiées par la Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance (Fevad), ce qui représente une croissance de 13,8% par rapport à l’année 2021. En moyenne sur l'ensemble de l'année 2022, les cyberacheteurs ont passé plus d'une commande par semaine et dépensé 3 500 euros.
Au niveau hexagonal, le chiffre d’affaires n’est rien de moins que l’équivalent de celui du secteur automobile ou du BTP, a précisé le délégué général de la Fevad Marc Lolivier, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au ministère de l'Economie, qui a avancé qu'il faudrait attendre 2025 pour que les 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires soient atteints.
D'autre part, 2,3 milliards de transactions ont été réalisées sur des sites de vente sur internet (produits et services confondus), soit une hausse de 6,5% et le panier moyen s’élève à 65 euros, en hausse de 6,9% par rapport à 2021. A noter également que sur l’ensemble de l’année écoulée, la part du e-commerce dans la vente de produits est estimée à 12,5% du commerce de détail.
Ces diverses performances proviennent de la forte croissance des ventes dans le secteur des transports, du tourisme et des loisirs qui tirent le secteur des services (+36% sur un an soit +50% par rapport à 2019).
“Pour l’ensemble de l’année 2022, le e-commerce conserve une croissance globale dynamique, en dépit du recul de la vente des produits en particulier au premier semestre. Ce ralentissement, lié à un effet de base post-Covid, a en effet été compensé par la progression significative des ventes de services”, a indiqué la Fevad. En effet, les ventes de produits sur internet, elles, s'affichent en baisse de 7% par rapport à 2021 (et en hausse de 33% par rapport à 2019).
L'équilibre entre ces deux composantes semble retrouver une certaine normalité. En effet, à l'occasion des confinements en 2020, les ventes de produits s'étaient envolées pour évoluer un quart au-dessus des ventes de services, ces dernières se situent désormais un tiers au-dessus des ventes de produits (contre 20% en 2019).
Génération Z
A l’occasion de cette conférence à Bercy, la Fevad a également publié les résultats d’une étude s’intéressant au rapport qu’entretient la génération Z (individus nés entre 1997 et 2010 et n’ayant donc pas connu la vie avant l’émergence d’internet) avec le commerce en ligne. Il en ressort notamment que l’envolée de l’inflation a eu un impact important : 64% de la génération Z déclare avoir concentré ses achats sur les produits nécessaires cette année (6 points de plus que l’ensemble des cyberacheteurs) et 63% avoir acheté davantage de produits en promotion (8 points de plus), montre le sondage d’Odoxa.
Par ailleurs, l'inquiétude des jeunes générations vis-à-vis du changement climatique semble se retrouver dans leur façon de consommer : 8 cyberacheteurs sur 10 privilégieront la qualité à la quantité en 2023 et éviteront de renvoyer les produits. "Fait notable : pour que la génération Z adhère et achète, le produit ou le service acheté doit être à la fois écologique et économique", indique l'étude. Dans la même veine, deux jeunes sur trois ont acheté un produit reconditionné ou d’occasion en 2022.
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