Macro-économie / Taux / gaz / France / transition énergétique
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Ce gaz qui a sauvé l’Hexagone / Réorganisation des flux et modération ont été de mise ces derniers mois
L’heure du "grand bouleversement" annoncé par Emmanuel Macron, président de la République, à l’été dernier s’est effectivement produit en ce qui concerne le gaz. GRTgaz, opérateur de transport de gaz, vient de dévoiler l’ampleur des changements en France. Les choix posés par l’Élysée et ses partenaires européens de ne plus recourir au gaz russe ont fait planer le spectre d’une rupture de l’approvisionnement. Heureusement, l’Hexagone et les autres États membres ont réussi à trouver d’autres fournisseurs et ont bénéficié d’une météo clémente.
Changement de cap
Une transition éclair marquée selon les dires de Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz, par une "inversion historique des flux d’Ouest vers l’Est de l’Europe et l’intensification des imports de GNL [qui] traduisent cette nouvelle donne". Ainsi, en ce qui concerne la France on observe que les "flux de gaz naturel liquéfié (GNL) vers la France se sont intensifiés (+102 %), faisant du pays un point d’entrée majeur du GNL en Europe. " Le Vieux continent raflant la mise sur ce marché, tout en se démenant sur le front diplomatique.
La visite d’Emmanuel Macron en Algérie avait ainsi été suivie de discussions entre Engie et Sonatrach, la compagnie nationale algérienne, pour une augmentation des exportations à destination de la France. Des efforts sur tous les plans et également sur celui de la transition énergétique, plusieurs sources d’énergies alternatives ayant réalisé des progrès significatifs l’an passé. Le biométhane a ainsi vu sa capacité de production dans l’Hexagone augmenter de plus de 25 %.
À qui la palme ?
Les efforts de sobriété énergétique réclamés par le gouvernement n’ont pas été sans effet. De fait, GRTgaz a enregistré " une baisse de consommation des distributions publiques de 16,6 % par rapport à 2021". Les industriels ne sont pas en reste avec une demande en gaz qui "a également diminué de 11,8 % dans la majorité des secteurs. " Mis bout à bout ces chiffres font comprendre que ce sont bel et bien les ménages qui ont consenti aux efforts les plus faibles.
Une autre facette de cette modération de la consommation est l’effet majeur du climat très doux, puisque par exemple, "corrigée des effets du climat, la réduction de la consommation des distributions publiques est de 6,2 % sur l’année. " Il est à noter également, que si certaines industries ont fortement diminué leur consommation de gaz, notamment "la métallurgie, du raffinage/pétrochimie ainsi que des matériaux non métalliques et porcelaine (-19 % pour chacun des trois secteurs)", d’autres n’ont tous simplement "pas ou peu diminué leur consommation [et] sont celles du papier-carton (+1 %), de l’agroalimentaire (-3 %) et du verre (-5 %)."
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