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Euronext / Allfunds / Fusions & Acquisitions / rachat / Bourse / Croissance externe

Le mariage Euronext-Allfunds n’aura pas lieu / L’opérateur boursier renonce à son projet de rachat

Alors que l’opérateur boursier paneuropéen avait été contraint la semaine dernière, à la suite de fuites dans la presse, de confirmer son intérêt quant à l’acquisition à 100 % de la plateforme numérique de distribution de fonds, Allfunds, il vient finalement de retirer son offre indicative. Une décision qui a rassuré les marchés, le titre d’Euronext gagnant 6,62 % à l’ouverture ce matin, après avoir perdu plus de 12 % de sa valeur depuis mercredi dernier.
Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext (©Eric TSCHAEN/REA)
Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext (©Eric TSCHAEN/REA)

Comme WanSquare l’annonçait vendredi dernier, l’issue du rapprochement entre Euronext et la plateforme numérique de distribution de fonds, Allfunds, ne se sera pas fait attendre. L’opérateur boursier paneuropéen a, en effet, fait savoir, cette nuit, qu’il avait décidé, à la suite d’un processus de due diligence, de retirer son offre indicative proposée, il y a quelques jours, au conseil d’administration d’Allfunds en vue de son rachat à 100 %. Une annonce confirmée par le conseil d’administration de la plateforme qui a déclaré, peu de temps après, de son côté, qu’il considérait "les conditions de la proposition inadéquates", Euronext affirmant cependant ne pas avoir reçu de "rejet" de son offre. 

Cette offre indicative, d’un montant total de 5,5 milliards d’euros, avait rappelons-le, fuité, dans la presse, et suscité quelques doutes de la part des analystes quant aux chances d’Euronext de prendre un jour le contrôle d’Allfunds. Ils avaient jugé le prix d’acquisition trop faible alors que la plateforme avait été estimée à 7,2 milliards d’euros au moment de sa cotation sur Euronext Amsterdam en 2021.

Des analystes qui n’avaient pas pu, en outre, disposer des détails financiers composant le projet de rachat, l’information n’ayant pas été divulguée officiellement puisqu’Euronext n’en était qu’au stade préliminaire des discussions avec les deux principaux actionnaires de la plateforme de distribution, à savoir une holding de la société de capital-investissement Hellman & Friedman et BNP Paribas (détenant à eux deux 46,5 % du capital).

En conséquence, depuis mercredi dernier, date à laquelle l’opérateur boursier paneuropéen avait été obligé de confirmer ses intentions, le titre d’Euronext a perdu plus de 12 % de sa valeur. Hier soir, à la clôture, il baissait encore de 1,82 % à 69,14 euros.

Il était donc temps pour le groupe paneuropéen, qui s’est toujours réservé le droit de déposer ou non une offre ferme, d’arrêter l’hémorragie en Bourse. Une décision judicieuse puisque le titre était en forte hausse à l’ouverture des marchés ce matin. Il gagnait 6,62 % remontant à 73,72 euros.

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