WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Banque centrale européenne / Inflation / taux d'intérêt

Macro-économie / Taux
Banque centrale européenne / Inflation / taux d'intérêt

ukraine Inflation : la zone euro va de mal en pis / La BCE est dos au mur

UKRAINE. En février, l’inflation a pénétré davantage la zone euro, son étiage sous-jacent ayant atteint un niveau record. De quoi donner raison aux marchés qui anticipent un taux de dépôt terminal à près de 4 % ?
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - Rainer UNKEL/REA
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - Rainer UNKEL/REA

Le mal affectant la zone euro sur le front des prix à la consommation s’aggrave. L’inflation annuelle a atteint 8,5 % lors du mois de février, d’après les données publiées par Eurostat. Une baisse de 0,1 point par rapport à janvier particulièrement anecdotique étant donné que l’inflation sous-jacente, elle, a encore grimpé pour s’établir à un niveau record. Cette composante de l’inflation purgée des prix de l’énergie, de l’alimentation, de l’alcool et du tabac, soit des éléments volatils ou administrés, qui donne des indications sur le niveau futur de l’inflation globale, a progressé de 5,6 % sur un an.

Dans le détail, sur douze mois, les prix des biens industriels non énergétiques ont crû de 6,8 % tandis que ceux des services ont augmenté de 4,8 %. Pour les premiers, "les signes de désinflation des biens sont partout, sauf dans les données sur l’inflation, et nous nous attendons donc à ce que l’inflation de ces biens commence à baisser bientôt", avance Jack Allen-Reynolds, économiste chez Capital Economics.

Du côté des seconds, qui pèsent deux tiers de l’indice d’inflation sous-jacente, le diagnostic est moins rassurant. En effet, "le taux de chômage de la zone euro est resté inchangé à 6,7 % en janvier [un plus bas historique, ndlr], et les enquêtes indiquent que l’emploi continue de progresser. L’inflation des services devrait donc rester très forte", estime l’économiste.

 

Hausses de taux au printemps ?

 

Tant et si bien que "compte tenu de la persistance d’une inflation sous-jacente, d’une inflation des produits alimentaires élevée et de l’absence de signes d’affaiblissement d’un marché du travail tendu, il est peu probable que la BCE mette fin à son cycle de hausse des taux dans un avenir proche", prédit Peter Sidorov, économiste senior chez Deutsche Bank.

S’il ne fait désormais plus grand doute que la Banque centrale européenne (BCE) augmentera ses taux d’intérêt directeurs de 50 points de base à l’occasion de la réunion du Conseil des gouverneurs du 16 mars, (le taux de la facilité de dépôt atteindrait 3 %), les données d’inflation sous-jacente semblent conforter le signal de hausses supplémentaires au printemps. Le marché anticipe un taux de dépôt terminal à 3,90 %.

Interrogé par Reuters avant-hier, Philip Lane, chef économiste et membre du directoire de la BCE, avait indiqué que ce qui se passera après la réunion de mars sera dépendant de trois critères. "Le premier élément est constitué par nos projections d’inflation, et j’entends par là l’ensemble de la trajectoire, et pas seulement le point final. Le deuxième est le progrès par rapport à l’inflation sous-jacente, et le troisième est une évaluation de la puissance et de la rapidité du resserrement monétaire", a indiqué l’Irlandais.

Les économistes d’ING s’attendent à un compromis entre "colombes" et "faucons" qui déboucherait sur deux hausses de taux supplémentaires de 25 points de base chacune en mai et juin avant de mettre en pause le cycle de hausse.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article