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Macro-économie / Taux / Banque centrale européenne / Inflation / taux d'intérêt

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Banque centrale européenne / Inflation / taux d'intérêt

krach SVB : la Banque centrale européenne trace sa route / Les secousses financières ne la détournent pas de son combat contre l’inflation

KRACH BANCAIRE. Malgré le fait que la finance mondiale soit particulièrement à cran du fait de l’incertitude à l’égard du secteur bancaire, l’institution de Francfort a augmenté ses taux directeurs d’un demi-point ainsi qu’elle avait annoncé. Il faut dire que l’inflation s’annonce "trop forte" pendant "trop longtemps".
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - ROPI
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - ROPI

L’environnement financier est agité mais la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas renoncé à ce qu’elle avait prévu de faire. Alors qu’elle avait annoncé, le mois dernier, son intention de relever ses taux d’intérêt directeurs de 50 points de base à l’occasion de la réunion d’aujourd’hui, le Conseil des gouverneurs s’est accordé, à une très large majorité, pour effectivement mener cette hausse. Le taux d’intérêt de la facilité de dépôt, son principal taux directeur en période d’excédent de liquidité, s’établit ainsi désormais à 3 %.

"L’inflation devrait rester trop forte pendant une trop longue période", a justifié Christine Lagarde, présidente de la BCE, à l’occasion d’une conférence de presse. Comme il est de coutume une fois par trimestre, la BCE a communiqué ses nouvelles prévisions d’inflation. Il en ressort que la hausse annuelle des prix à la consommation devrait s’établir en moyenne à 5,3 % en 2023, 2,9 % en 2024 et 2,1 % en 2025 – la BCE vise une inflation de 2 % l’an à moyen terme.

"Dans le même temps, les tensions sous-jacentes sur les prix sont demeurées élevées", a fait savoir le Conseil des gouverneurs. Concrètement, l’inflation sous-jacente annuelle (ajustée des produits alimentaires et de l’énergie, elle est un indicateur avancé de l’inflation totale) devrait s’établir à 4,6 % en moyenne en 2023 pour ensuite revenir à 2,5 % en 2024 et 2,2 % en 2025.

Un reflux qui s’explique par "l’atténuation des pressions haussières dues aux chocs d’offre antérieurs et à la réouverture de l’économie" ainsi que par "la baisse progressive de la demande suscitée par le resserrement de la politique monétaire", a avancé Christine Lagarde. Il y a quelques semaines, Philip Lane, chef économiste et membre du directoire de la BCE, avait évoqué les effets des mesures de la Banque centrale sur l’inflation.

 

Vigilance

 

Tandis que la finance mondiale est à fleur de peau, comme en témoignent les marchés actions et obligataires, compte tenu de la montée du doute à l’égard du secteur bancaire, la Française n’a évidemment pas manqué d’envoyer des messages rassurants. "Le Conseil des gouverneurs surveille attentivement les tensions actuelles sur les marchés et se tient prêt à prendre les mesures nécessaires pour préserver la stabilité des prix et du système financier dans la zone euro", a-t-elle déclaré, ajoutant que "le secteur bancaire de la zone euro est résilient et dispose de positions de capital et de liquidité solides".

Christine Lagarde a aussi prévenu que "la BCE possède une panoplie complète d’instruments de politique monétaire lui permettant de soutenir, le cas échéant, la liquidité du système financier de la zone euro et de préserver la transmission harmonieuse de la politique monétaire ". Alors que nombre d'observateurs mettent en avant l'émergence d'un arbitrage "stabilité financière / stabilité des prix" pour l'institut d'émission, Christine Lagarde a déclaré ne pas partager cette vision.

"Nous considérons qu'il n'y a pas d'arbitrage en ce sens que nous disposons d'un outil destiné à résoudre chacune de ces problématiques", a-t-elle indiqué, précisant que "la fixation des taux d'intérêt directeurs nous permet d'assurer la stabilité des prix tandis que les facilités de prêts existantes aux côtés de la mise en place de nouvelles lignes de crédit si nécessaires, y compris dans d'autres devises que l'euro, visent à préserver la stabilité financière".

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