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Entreprises / Actions / Orpea / scandale Orpea / Caisses des Dépôts / Redressement financier / plan de sauvetage / procédure de sauvegarde accélérée / tribunal de commerce de Nanterre

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Orpea / scandale Orpea / Caisses des Dépôts / Redressement financier / plan de sauvetage / procédure de sauvegarde accélérée / tribunal de commerce de Nanterre

La Caisse des Dépôts est prête à déployer sa stratégie sur Orpea / Les marchés attendent de voir

En accordant au groupe privé de maisons de retraite une procédure de sauvegarde accélérée, le tribunal de commerce de Nanterre permet à la Caisse des Dépôts de mettre en oeuvre son grand plan de sauvetage d’Orpea. Une étape indispensable qui laisse pour le moment les investisseurs en Bourse plus que perplexes, le groupe affichant la plus forte baisse du SBF 120 à la mi-séance ce lundi. 
Orpea (©Mathilde MAZARS/REA)
Orpea (©Mathilde MAZARS/REA)

Chat échaudé craint l’eau froide. La bonne nouvelle du tribunal de commerce de Nanterre d’accorder à Orpea, vendredi soir, une procédure de sauvegarde accélérée n’a pas eu pour résultat de rassurer les investisseurs. Bien au contraire, le titre perdait en fin de matinée 8,97 % en Bourse à 2,10 euros. Et pourtant, cette décision a sans doute dû être vécue comme un soulagement par le groupe privé de maisons de retraite et de cliniques. Cette procédure va en effet lui permettre de mettre en œuvre son plan de restructuration conformément à l’accord trouvé le 14 février dernier avec, d’une part le groupement d’investisseurs français mené par la Caisse des Dépôts (CDC) et ses alliés (six grandes banques telles que BNP Paribas, le Crédit Agricole,…) , ainsi que CNP Assurances, MAIF et MACSF, et d’autre part, cinq institutions détenant de la dette non sécurisée.

Une excellente nouvelle également pour l’institution dirigée par Eric Lombard et contactée par WanSquare : "Depuis le début nos deux conditions sont l’assainissement du bilan et le changement des pratiques. Nous sommes déterminés à mettre en œuvre le plan décidé en février dernier ; l’ouverture de cette procédure de sauvegarde accélérée est une étape importante en vue de la décision définitive du tribunal de commerce de Nanterre", explique-t-on du côté de la rue de Lille.

Pour rappel, le groupement français s’est engagé à apporter 1,35 milliard d’euros, dont 600 millions d’euros par la "Caisse" et 150 millions via La Banque Postale, filiale de CNP, tandis que la MAIF contribuera à hauteur de 400 millions d’euros et la MACSF pour 200 millions d’euros. Les créanciers non sécurisés apporteront de leur côté 195 millions d’euros par le biais d’une augmentation de capital, si bien que la situation financière d’Orpea sera assainie avec 1,55 milliard d’euros d’argent frais, et une créance bancaire de 3,8 milliards d’euros. Pour rappel, la dette totale d’Orpea s’élevait au 31 décembre dernier à 9,7 milliards d’euros.

Si la mise en œuvre des augmentations de capital envisagées dans le cadre du plan de restructuration financière devait être achevée au cours du second semestre 2023, elle se traduirait par une dilution massive pour les actionnaires existants. Le groupement français détiendrait 50,2 % du capital du futur Orpea et donc la majorité des sièges au sein d’un conseil d’administration. La Caisse des Dépôts n’envisage d’ailleurs pas de remplacer le président de ce conseil, Guillaume Pepy, ni son directeur général, Laurent Guillot.

Le plan stratégique est par ailleurs lui aussi soutenu par la CDC. Pour mémoire, celui-ci prévoit notamment un plan de cession massif des actifs immobiliers détenus en propre par le groupe.

Pour l’heure, le tribunal de Commerce de Nanterre s’est donné deux mois d’observation, voire quatre si besoin, pour valider le projet.

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