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Banque de France ; Transition écologique ; Climat ; Investissement responsable ; Stress tests

Environnement / Banque de France / transition écologique / climat

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La Banque de France championne de l’investissement responsable / L’institution renforce ses engagements pour le climat

La Banque de France fait figure de bon élève en matière d’engagement contre le réchauffement climatique. Elle présentait aujourd’hui les résultats de la politique menée sur ses portefeuilles d’investissement adossés à ses fonds propres et à ses engagements de retraite, dans le cadre de son rapport annuel sur l’investissement responsable.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France (Eric TSCHAEN/REA)
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France (Eric TSCHAEN/REA)

La Banque de France montre l’exemple en matière de lutte contre le réchauffement climatique. En plus d’assurer ses trois grandes missions historiques – la stratégie monétaire, la stabilité financière et les services à l’économie et à la société – l’institution accorde de plus en plus d’importance au verdissement du secteur financier. Elle se classe d’ailleurs à la première place du classement des Banques centrales du G20 au titre de son action climatique, selon un consortium de 21 organisations non gouvernementales.

Et l’institution ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. "Après avoir atteint fin 2021 l’objectif d’alignement de l’ensemble des poches actions sur une trajectoire de réchauffement climatique nettement inférieure à 2 degrés, la Banque de France a pris l’engagement d’atteindre l’alignement sur une trajectoire de 1,5 degré d’ici 2025", explique François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, à l’occasion de la parution du rapport annuel sur l’investissement responsable.

 

Inclure, exclure, agir

 

Pour y parvenir, la Banque centrale entend coordonner son action autour du triptyque "inclure, exclure, agir", résume Alexandre Gautier, secrétaire général adjoint Finances et ISR à la Banque de France. Inclure, c’est d’abord intégrer davantage d’actifs au service de la transition écologique, avec 1,95 milliard d’euros investis dans des obligations vertes et des fonds pour la transition environnementale et énergétique mais aussi 160 millions d’euros placés dans des obligations à caractère social et durable en 2022.

L’établissement renforce, en outre, sa politique d’exclusion portant sur les énergies fossiles et les "actifs bruns". Après avoir annoncé l’an dernier sa sortie totale du charbon et un renforcement de ses critères d’exclusion sur les hydrocarbures d’ici fin 2024, l’institution s’est engagée à exclure de ses portefeuilles à la même date toute entreprise qui développerait de nouveaux projets d’extraction d’énergies fossiles.

La Banque de France se sert également de son pouvoir d’actionnaire pour peser dans la balance. Sur les 450 assemblées générales auxquelles la Banque centrale a participé en 2022 et les 8 000 résolutions étudiées au total, elle a voté contre dans 31 % des cas, notamment sur les questions de rachats d’actions. Elle a par ailleurs décidé d’adhérer en novembre aux Principes pour l’investissement responsable (PRI), une initiative qui rassemble plusieurs milliers d’investisseurs institutionnels et gestionnaires d’actifs à travers le monde.

 

Tests de résistance climatiques

 

En parallèle, la Banque de France compte s’investir davantage dans le développement de tests de résistance climatiques et des scénarios associés, impliquant les institutions financières françaises (banques et assurances), conjointement avec l’Autorité de contrôle prudentielle et de résolution (ACPR). Elle participera, par ailleurs, à un exercice de grande ampleur, à l’échelle européenne, en 2024 dans le cadre du plan "Fit for 55", destiné à réduire de 55 % les émission de gaz à effet de serre de l'Union européenne d'ici 2030.

"Le risque climatique est plus que jamais au cœur des missions de la Banque de France […] Nous consacrons désormais nos efforts à l’amélioration de nos diagnostics", souligne Emmanuelle Assouan, directrice générale de la direction générale de la Stabilité Financière et des Opérations et présidente du Centre sur le changement climatique de la Banque de France.

Enfin, la Banque de France annonce le lancement prochain d’une phase de test sur un panel représentatif d’entreprises pour évaluer les effets du nouvel indicateur climat sur leur comportement. Pour mémoire, la cotation des entreprises devrait comporter, dès l’année prochaine, un indicateur climat qui s’ajoutera aux critères financiers et économiques actuels pour donner une appréciation globale de la capacité d’une entreprise à honorer ses engagements.

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