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Macro-économie / Taux / gaz à effet de serre / co2 / Investissements

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La décarbonation hexagonale passera par le gaz ou ne sera pas / La France compte sur le secteur pour atteindre ses objectifs à horizon 2030

La part du gaz dans les émissions de Co2 en France est considérable (20 % du total), GRDF estime que les possibilités liées à la décarbonation le sont également. En effet, le secteur pourrait y contribuer plus que proportionnellement et ce à hauteur de 25 % des efforts hexagonaux en la matière.
Unité de méthanisation. Richard DAMORET/REA
Unité de méthanisation. Richard DAMORET/REA

Le nucléaire n’a qu’à bien se tenir, le gaz vert arrive. GRDF a avancé, à l’occasion de sa conférence annuelle, que la "capacité de production de gaz verts pourrait atteindre l’équivalent de 11 réacteurs nucléaires en 2030." Une augmentation considérable lorsqu’on sait que Laurence Poirier-Dietz, directrice générale de GRDF, parle d’un seul réacteur nucléaire pour l’année 2022.

 

Union sacrée

 

Néanmoins l’objectif de neutralité carbone à long terme ne pourra reposer uniquement sur des sources d’énergie moins polluantes, il faudra aussi moins consommer. Certes GRDF parle d’une "sobriété renforcée par le contexte énergétique inédit de 2022", mais il est surtout noté "qu’elle devra s’inscrire dans la durée."

Pour le distributeur de gaz naturel, des progrès substantiels sont à attendre dans le secteur du bâtiment puisque les baisses des émissions de Co2 "devraient a minima atteindre 20 millions de tonnes (Mt) en 2030. " Un effort conséquent lorsqu’on sait qu’une baisse totale de 28 Mt est attendue pour le gaz hexagonal, d’ici la fin de la décennie.

Une diminution des rejets qui reste très importante et à laquelle GRDF entend bien contribuer, puisque les équipes de Laurence Poirier-Dietz avancent qu’en 2022 elles ont procédé à "1,1 milliard d’euros d’investissements, [signe du] maintien d’un niveau historiquement élevé." Plus d’un tiers de cette somme a été alloué à de nouveaux raccordements au réseau, dont près de 140 millions d’euros pour le seul biométhane.

Une nécessité puisque GRDF martèle que "70 % des procédés thermiques industriels ne pourront pas être électrifiés avant 2053, voire au-delà. " Ce qui explique très simplement, "la nécessité d’avoir des équipements industriels au gaz toujours plus performants."

 

Un changement qui emploie

 

Des montants importants déjà déboursés ou qui vont l’être prochainement et dont les retombées pourraient stimuler le marché du travail français. La directrice générale de GRDF a évoqué un secteur du gaz renouvelable qui emploie aujourd’hui 9 000 personnes mais qui pourrait en employer 50 000 d’ici 2030 et 150 000 à l’horizon 2050.

Une réussite permise grâce à la proactivité de l’Hexagone sur le sujet, Laurence Poirier-Dietz arguant "qu’on a su organiser cette filière, ce qui [nous] a permis d’avoir un coup d’avance." Si ses homologues canadiens et américains sont récemment venus leur rendre visite, preuve de l’intérêt pour le modèle tricolore, il n’en reste pas moins que la dynamique de transition a durablement été affectée ces derniers mois.

Le nombre de clients passant du fioul au gaz a été réduit à peau de chagrin en 2022, la faute à la volatilité des cours observée l’an passé. Pas d’inquiétude du côté de chez GRDF, qui a estimé ce jeudi matin "que ça va repartir ". Une très bonne nouvelle lorsqu’on sait qu’un million de particuliers utilisant du fioul sont à proximité des réseaux de gaz.

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