Macro-économie / Taux / Laurence Boone / Conseil européen / souveraineté
Macro-économie / Taux
Laurence Boone / Conseil européen / souveraineté
L’Europe semble déjà pied au plancher / Le Conseil européen peine à faire passer la vitesse supérieure aux grands chantiers du continent
" Nous sommes 440 millions de consommateurs avec un pouvoir d’achat de 25 000 euros par tête. C’est la plus grande économie au monde. " Laurence Boone, secrétaire d’État chargée de l’Europe, a donné le ton d’entrée et rappelé aux sénateurs l’auditionnant la force du Vieux continent et ce malgré ses spécificités pouvant le desservir. Un atout qui n’est pas de trop alors qu’il faut de front mener le combat de la transition écologique, celui de la sécurité de ses chaînes d’approvisionnements ou encore assurer sa souveraineté énergétique.
Des chantiers de longue haleine et que l’Europe met du temps à finaliser. Ainsi, en ce qui concerne la réforme du marché européen de l’électricité, Laurence Boone espère que son adoption sera achevée d’ici la fin 2023. La France n’est pas en retrait sur ces questions et la secrétaire d’État a confié que le président de la République était particulièrement attentif à la question de la production des semi-conducteurs, sur laquelle "le besoin de diversification est très important." Concernant le sujet d’un fonds de souveraineté à l’échelle de l’Union européenne (UE), il a été "reporté au prochain Conseil européen en juin ", un retard regrettable.
L’Hexagone a ses propres combats
Interrogée par un parlementaire sur la question du nucléaire français et de la capacité de l’Hexagone à obtenir des financements européens pour ce dernier, la secrétaire d’État n’a pas botté en touche mais n’a pas apporté d’éléments concrets. Elle s’est contentée d’affirmer qu’avec l’Allemagne, "nous n’avons pas le même mix énergétique mais nous avons les mêmes objectifs de décarbonation", tout en serinant que " nous devons absolument consolider notre actif nucléaire et accélérer là-dessus."
Il faut dire qu’il a surtout été question de projets européens et peu des intérêts spécifiques français. Laurence Boone a notamment martelé que " ce que nous voulons c’est produire en Europe, pour créer des entreprises en Europe et des emplois en Europe." Une partie de cette ambition de souveraineté économique est d’ailleurs issue tout droit de la présidence française de l’UE ; une période durant laquelle les instruments anti dumping ont été déployés tous azimuts.
La question russe
"Jamais dans l’histoire de l’Union européenne, on avait mis en place autant de sanctions aussi rapidement", a-t-elle rappelé. Face à l’incompréhension de certains sénateurs concernant l’absence d’un nouveau train de sanctions, celle qui a assisté au dernier Conseil européen a tâché d’expliquer les raisons qui expliquent cette situation. Elle rapporte que " nous [le Conseil européen ndlr] travaillons sur le onzième paquet de sanction, avec dans l’esprit de s’attacher au contournement des sanctions par tous les moyens."
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

