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non bancaires; réunion de printemps; stabilité

Régulation / Concurrence / NBFI / fmi / Régulation / Risque systémique

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Les intermédiaires financiers non bancaires apportent leur lot de risques / Le FMI appelle à une régulation approprié de leur risque systémique

Fini le temps béni des taux d’intérêt bas et avec l’avènement de leur hausse, toute vulnérabilité d’un acteur peut éclater au grand jour. De quoi inquiéter le Fonds monétaire international au sujet des intermédiaires financiers non bancaires, qui pourraient créer une crise systémique faute de disposer d’une réglementation adaptée à leurs spécificités.
Tobias Adrian, conseiller financier et directeur du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI - Yang Chenglin/XINHUA-REA
Tobias Adrian, conseiller financier et directeur du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI - Yang Chenglin/XINHUA-REA

Les intermédiaires financiers non bancaires (NFBI) jouent un rôle essentiel aux yeux du Fonds monétaire international (FMI), puisqu’ils vont tant améliorer l’accès au crédit que soutenir la croissance économique. Cette affirmation issue du tout récent rapport annuel sur la stabilité financière mondiale, publié par l’institution, s’accompagne d’interrogations sur la fragilité des acteurs. Puisque malgré leur rôle clé pour "le système financier mondial", il est avancé que "les vulnérabilités financières des NFBI pourraient s’être accrues par le passé, dans un contexte de faibles taux d’intérêt".

 

À risques différents, réglementation différente

 

Une des particularités des NFBI établies par les études de cas produites par le FMI est que leur stress "a tendance à se manifester avec un effet de levier élevé, des asymétries de liquidités et des niveaux élevés d’interconnexion qui se répercutent souvent sur les marchés émergents". De quoi faire dire à l’institution dirigée par Kristalina Georgieva que "les décideurs politiques ont besoin d’outils appropriés pour faire face aux conséquences des tensions sur les NFBI sur la stabilité financière".

Il est notamment suggéré qu’un "accès direct des NFBI aux liquidités de la banque centrale pourrait s’avérer nécessaire en période de tensions, mais la mise en place de garde-fous appropriés est primordiale". C’est tout le dilemme qui pèse sur les différentes autorités qui ne peuvent être indifférentes au sort de cette partie du secteur financier, en raison des conséquences systémiques potentielles, tout en ayant à l’esprit que " la nécessité d’une action des banques centrales devrait être réduite, ou du moins limitée aux risques de stabilité financière, atténuant ainsi le risque d’aléa moral".

 

Sortir de son pré carré

 

Pour parvenir à établir une "première ligne de défense [comprenant] une surveillance, une réglementation et une supervision robustes des NFBI ", les différentes autorités doivent "mettre en place une réglementation appropriée et d’intensifier la surveillance". Tout en évitant soigneusement "d’entrer en conflit avec l’orientation de la politique monétaire, en particulier dans un cycle de resserrement ", tel que nous le connaissons.

De quoi donner le champ libre à trois types d’interventions ; tout d’abord les opérations discrétionnaires à l’échelle du marché qui "doivent être temporaires, ciblées sur les segments des NFBI pour lesquels une nouvelle dislocation du marché et une désintermédiation pourraient avoir des conséquences négatives sur la stabilité financière " et de s’assurer de limiter l’aléa moral, ensuite un accès aux facilités permanentes de prêt est envisageable tout en s’assurant de ne pas laisser la voie à une prise de risque excessive. Enfin le rôle de prêteur en dernier ressort pour sauver une NFBI particulièrement systémique pourrait être revêtu par une Banque centrale, à la condition expresse que cela soit entrepris avec un " taux pénalisant, entièrement garanti et accompagné d’une surveillance accrue. "

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