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Régulation / Concurrence / bâle III / CET 1 / Risque systémique / Banque

Régulation / Concurrence
bâle III / CET 1 / Risque systémique / Banque

Le comité de Bâle continue son combat / Le système financier serait définitivement plus résilient grâce aux réformes de Bâle III

La mise en place de Bâle III a permis au fil du temps d’augmenter tant les ratios de fonds propres réglementaires des banques que ceux touchant à la liquidité de ces dernières. Le ratio de solvabilité Common Equity Tier 1 (CET1) est ainsi passé d’environ 7 % à 13 %, de 2011 à 2021. Dans le même temps le ratio de levier est passé quant à lui de près de 3,5 % à 6,6 %, les banques seraient donc mieux à même d’absorber leurs pertes.
BRI. DR
BRI. DR

Les accords de Bâle III viennent de fêter leurs douze ans et n’ont pas fini de faire parler d’eux. Le comité de Bâle, qui est hébergé par la Banque des règlements internationaux, vient de revenir dans un rapport sur l’efficacité des réformes mises en place. Le moins que l'on puisse dire c’est qu’il se félicite que les banques systémiques soient désormais plus résilientes et à même de traverser des turbulences.

Un des faits saillants mis en avant par le document produit est que "les ratios CET1 ont augmenté davantage pour les banques qui ont été plus fortement touchées par la mise en œuvre des réformes, conformément à l'amélioration induite par les réformes des fonds propres". Ce qui est une d’autant plus bonne nouvelle que "conformément aux objectifs de Bâle III, cette amélioration des ratios a été obtenue en grande partie par une augmentation substantielle des fonds propres dans le système bancaire plutôt que par des réductions des expositions ou des actifs pondérés en fonction des risques ". Les règles introduites n’ayant pas comme objectif d’empêcher le financement de l’économie réelle, il est essentiel de constater que les banques n’ont pas uniquement œuvré à réduire leurs risques mais plutôt à mieux les couvrir.

 

Paré à encaisser


Alors que les remous des problématiques rencontrés par des fonds de pension britanniques interrogent sur la solidité de certains acteurs du secteur financier, le Comité de Bâle se targue d’avoir su améliorer la situation des établissements bancaires systémiques. Concernant le ratio de levier, il est estimé que "les résultats sont cohérents avec le rôle de la nouvelle exigence en tant que complément et filet de sécurité des exigences de fonds propres fondées sur le risque". Aujourd’hui son augmentation est signe d'une plus grande capacité des établissements concernés à rembourser l'encours de leurs dettes. Surtout, les réformes menées à bien au milieu de la décennie, "ont contribué à rendre le ratio de levier plus comparable entre les juridictions ayant des normes comptables différentes".

Les augmentations des positions de capital ont été simultanément accompagnées d’une hausse des liquidités disponibles, signe que les niveaux d’actifs à disposition ont gagné en qualité. Le Comité de Bâle statue qu’il y a une plus grande augmentation du " financement stable disponible que du financement stable requis".

 

Plus complet pas uniquement plus complexe

 

Bâle III fut souvent décriée par les établissements bancaires et continue à l’être, pour la complexité qui découle des réformes. La crise de 2008 n’est pourtant pas si lointaine et nécessitait un système plus solide, c’est le sens du rapport publié qui martèle qu’afin "de traiter les risques de manière plus complète, Bâle III est un cadre réglementaire plus sophistiqué et sans doute plus complexe ". Sans que "l'augmentation de la complexité du cadre n’ait nécessairement conduit les banques à devenir plus complexes en réponse". Puisqu’au "contraire, d'autres études ont montré que les banques ont soit réduit leur complexité, soit conservé la même complexité depuis la crise financière mondiale ". Le prix à payer pour un risque de marché mieux contenu.

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