ESG / Getlink / Trajectoire carbone / SBTi / Eurotunnel / facture carbone / Ebitda ajusté carbone / compte de résultat / ESG / changement climatique
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Getlink / Trajectoire carbone / SBTi / Eurotunnel / facture carbone / Ebitda ajusté carbone / compte de résultat / ESG / changement climatique
Getlink publie sa facture carbone / Le groupe démontre qu’on peut être vert, rentable et responsable
Une semaine après le lancement de ses "rencontres du Climat", avec une première session dédiée aux "failles de la notation ESG sur l’efficacité de l’action climatique", Getlink a décidé de passer des paroles aux actes. En effet, alors que le directeur général du groupe, Yann Leriche, militait à cette occasion pour la publication par les entreprises d’un excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté au carbone, il vient de se prêter à l’exercice.
Une méthode qui permettrait, selon le directeur général, de mieux orienter l’investissement et le financement que la trop grande diversité de critères entre agences de notations ESG ne permet pas d'appréhender. Surtout, cet indicateur indiquerait clairement le lien entre la performance financière et extra-financière. "Cette initiative n’est pas une demande de nos investisseurs mais ce nouvel indicateur objectif, simple, comparable et construit sur des agrégats audités est une référence transparente qui permet de leur montrer la stratégie de l’entreprise et de savoir où nous en sommes ", a précisé ce matin Yann Leriche.
Et force est de constater que si une facture carbone était intégrée aux comptes de résultat de Getlink, l’entreprise resterait très rentable. L’Ebitda 2022 passerait en effet de 886 millions d’euros à 857 millions d’euros. Cette marge décarbonée intégrerait une facture carbone de 29 millions d’euros (10 millions d’euros s’agissant des Scopes 1 et 2 et 19 millions d’euros pour le Scope 3 intégrant la chaîne de valeur avec les fournisseurs et les clients), calculée sur la base d’un prix du carbone établi à 197 euros en 2022 (issu d’une étude de l’US Environnemental Protection Agency).
Certes, le groupe gérant Eurotunnel, Europorte et Eleclink est un petit émetteur en CO2 mais cela est aussi dû aux investissements engagés pour se verdir. L’activité Europorte par exemple est équipée de deux locomotives roulant au biocarburant. Et un déploiement plus large est prévu en 2023.
Il faut dire que la trajectoire de baisse en carbone 2019-2025 pour les Scope 1 et 2 que s’est fixée Getlink, certifiée SBTi 1,5 degré Celsius, est ambitieuse. Le groupe compte en effet réduire sur cette période de 30 % ses émissions de CO2. Pour ce faire, une enveloppe de 65 millions d’euros d’investissements, principalement dédiée à la décarbonation de ses activités, est prévue. Mais Getlink voit encore plus loin. "Cette année, un nouvel objectif de réduction de 54 % a été fixé pour 2030", a précisé le directeur général.
Le Scope 3 devrait quant à lui voir ses gaz à effet de serre diminuer de 7,5 % d’ici 2025. Objectif : le passage du groupe au Net Zéro de l’Union européenne et du Royaume-Uni d’ici à horizon 2050. D’ici là, Getlink publiera désormais tous les ans un Ebitda ajusté.
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